Meuma Claire et l’association REPCAM (Relais Enfants-Parents du Cameroun)

Cette semaine, notre coup de cœur s’adresse à une grande dame de cœur. Grande par son courage et sa ténacité ; de cœur pour toute la joie qu’elle a pu apporter et apportera encore aux familles, et aussi aux mineurs incarcérés. Claire Mimboé Ndi-Samba, plus connue sous le pseudonyme Meuma Claire, a marqué les esprits la semaine dernière à cause d’une histoire tragique qui s’est déroulée à l’Hôpital Central de Yaoundé.

Les faits ? Une détenue en fin de grossesse décède des suites d’accouchement difficile le 02 mars 2015 à l’Hôpital Central de Yaoundé pour cause d’absence de garant. Les infirmières attendaient qu’un garant signe les papiers attestant du remboursement des soins relatifs à son intervention chirurgicale – d’une valeur de 73 000 FCFA-, or la future maman était accompagnée par deux gardiennes de prison, preuve qu’elle ne pouvait pas présenter de garant. Meuma Claire et son équipe, informés à tout hasard des faits n’ont pu que constater le drame : la maman s’est vidée de son sang faute de soins, emportant avec elle l’un des jumeaux qu’elle portait ;  l’autre jumeau, né la veille, se trouvait  à l’hôpital de Nkolndongo, sans proche à ses côtés pour s’en occuper.

C’est ainsi que le Repcam (l’association Relais Enfants-Parents du Cameroun) va s’organiser pour prendre en charge cet enfant miraculé avec notamment des publications sur Facebook pour partager cette histoire, mais surtout susciter un élan de solidarité. Par ailleurs, des actions ont été menées auprès des autorités, actions au terme desquelles le Repcam a pu obtenir au soir du 06 mars 2015 :

  • Une autopsie de la défunte pour les besoins de l’enquête sur ce drame,
  • La gratuité à 100% des soins pour toutes les femmes enceintes incarcérées en prison : consultations, échographies, accouchement par voix basse, accouchement par césarienne, poches de sang … Elles n’ont donc désormais plus besoin d’un garant,
  • Le placement du nouveau-né au Centre d’Assistance pour Enfant en Détresse (CAED) de Yaoundé.

De quoi susciter l’admiration et le respect, pas vrai ?

Nous avons donc creusé un peu plus pour découvrir et encourager cette belle initiative qui dure depuis bientôt dix ans. En effet, l’association Le Relais Enfants-Parents du Cameroun (REPCAM), association à but non lucratif, voit le jour en février 2006 avec pour objectif de favoriser le maintien de la relation entre un enfant et son parent incarcéré, et s’engage aussi à venir en aide aux mineurs détenus.

Sa fondatrice, Claire Mimboé Ndi-Samba, animée par un esprit de solidarité et d’un sens aigu de l’intérêt commun, s’implique avec toute son équipe depuis 9 ans auprès de femmes et de jeunes incarcérés au sein de trois grandes prisons camerounaises. Cette dame au grand cœur, disciplinée et particulièrement rigoureuse dans son engagement à l’autre, œuvre tous les jours à créer du lien social entre détenus mais surtout entre cette population incarcérée et le monde extérieur. Elle s’est également engagée à sensibiliser les citoyens et l’administration publique sur les conditions de vie des personnes incarcérées car après la détention il est nécessaire de préparer leur réinsertion au sein de la société.

Pour plus d’informations à propos de cette belle œuvre, mais surtout pour apporter votre soutien à son combat, vous pouvez la contacter :

Claire MIMBOE NDI-SAMBA

REPCAM (Relais Enfants-Parents du Cameroun)

Tel : 00237.677.88.04.84 / 694.11.83.81

Mail : clairemimboe@yahoo.fr

Facebook : https://www.facebook.com/claire.mimboe?fref=ts ou

https://www.facebook.com/pages/Le-Relais-Enfants-Parents-du-Cameroun/139013312790557?sk=timeline