«Mbouani», l’hymne contre les divisions ethniques

C’est le titre du nouveau single de la chanteuse camerounaise Kissilâ, qui avance tout doucement vers la finalisation du projet «Revealed»

La chanteuse camerounaise Kissilâ, donc les formes généreuses masquent presqu’un talent hallucinant, vient de produire un nouveau single intitulé «Mbouani». Dans cette chanson produite par EarlyKiss Music, la jeune femme lance, en langue Bamiléké (une ethnie de la région de l’Ouest Cameroun), un cri de ralliement pour la paix, l’amour et l’unité dans nos familles en proie aux rivalités et à la jalousie.

Parti pour être l’hymne de ralliement et de la paix dans nos tribus respectives et particulièrement celle Bamiléké, «Mbouani» dénonce la division qui d’années en années gagne les familles africaines en générale et camerounaise en particulier.

Rivalités, jalousie et méchanceté y ont élu domicile, au grand dam de la population. Où est passé la solidarité qui la caractérisait? Kissilâ en pleure de nostalgie… Elle y va de toute son inspiration, de l’anglais au Bafang, en passant par du pidgin et du français, Kissilâ voudrait s’assurer de ce que son message soit véritablement compris par tous. Et, les désirs des mélomanes s’éveillent alors plus volontiers à l’écoute de sa voix dont l’impact érotique et berçant saupoudre les textes plaisamment chantés.

Cette pépite de l’Afro house (mélange de beat africain et de la techno), ne compte lésiner sur aucun rythme, dès lors qu’elle se fait entendre. D’où sa manie de tout faire seule, et bien.

 

«Je programme moi-même mes titres, je compose mes mélodies et chante tout en faisant les chœurs toute seule. Tout doit être parfait et ma minutie n’a d’égale que ma conviction», confie Kissilâ.

«Mbouani» n’est que l’ébauche d’un projet très ambitieux qui ne compte pas moins de 35 titres déjà prêts. Un pas de plus donc pour l’album à venir, le tout premier du genre: «Revealed», dont la sortie est prévue pour la fin 2015. Elle avait déjà commencé par sortir son premier single «No Chop Your Money», en Octobre 2013. Une chanson dans laquelle elle faisait savoir que toutes les femmes ne sont pas des matérialistes. Une réponse au groupe nigérian «P-Square» qui avait sorti bien avant une chanson intitulée«Chop my Money».

Une année plus tard, en novembre 2014, elle met sur le marché le deuxième single intitulé «When the Stars Fly Over». Un chant d’espoir, inspiré de ses observations de tous les jours, partant des sans domiciles fixes en Europe, aux USA et même au Cameroun.

Cette beauté venue de Bafang dans la région de l’Ouest du Cameroun, s’est donnée un credo: chanter l’espoir dans la vie, les plaintes et surtout les valeurs morales.