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Mbotto Edimo peut il vraiment sauver Camair-Co ?

Mbotto Edimo peut il vraiment sauver Camair-Co ?

C’est le lundi 12 mai en mi-journée que Frédéric Mbotto Edimo, Directeur général de Camair-Co, convoque l’ensemble de ses directeurs pour parler enfin du Dja: il faut rapidement trouver un avion de remplacement au Dja parti en révision, dit-il en substance. Mais pourquoi seulement ce jour alors qu’une telle réunion aurait dû se tenir depuis plusieurs mois ?  Comme par hasard, un journal paru ce même lundi 12 mai avait fait état de manigances orchestrées par l’équipe dirigeante de  la compagnie  dont le but est de se faire de l’argent dans le cadre de la location d’un avion en remplacement du Dja. Tout en sabotant le processus de reconstruction de la réputation de Camair-Co et notamment en mettant à mal la plus importante desserte de la compagnie, Paris, assurée par le Dja.

De quoi s’agit-il ?

Curieusement, le même jour, des journaux dont il faut bien dire qu’ils sont aux ordres affirment que le Directeur général a demandé au DFC, au moment de son départ à … Paris et non pas à Londres (il est indispensable de le préciser), d’effectuer les virements nécessaires pour la location de l’avion. Comment ces journaux ont-ils pu publier avant d’une directive qui ne sera effective que des heures après leur parution ? La réponse : Le Journal La Nouvelle. En effet, en possession de ces informations graves, nous avons tenté de joindre le Directeur général de Camair-Co pour avoir sa version des faits dans le but d’équilibrer l’information, or plutôt que de recontacter le journal, Frédéric Mbotto Edimo a préféré solliciter des journaux pour y proférer des mensonges dans des articles qui disent exactement la même chose, présentée de la même façon, publiées le même jour. Brodant même sur démarche et information qui n’étaient encore connues que du seul Directeur général et seront annoncées à ses principaux collaborateurs le jour même de leur publication dans les médias : l’appel à trouver urgemment un avion en remplacement du Dja et donc naturellement d’effectuer d’éventuels virements le cas échéant.

De quoi Mbotto Edimo a-t-il peur ?

Un confrère sérieux en a parlé. Dans le cadre de la location d’un B767/300 pour remplacer le Dja, plusieurs entreprises avaient soumissionné dont Ethiopian Airlines et Privilège Style basée en Espagne. Tandis que cette dernière entreprise proposait une offre de 724,56 millions FCFA, l’offre d’Ethiopian Airlines s’élevait à 968,320 millions, soit un gap d’environ 243,76 millions. Si tout le monde s’attendait à voir le contrat revenir à Privilège Style, depuis le voyage de Mbotto Edimo en Ethiopie, et surtout depuis le lundi 12 mai, chacun sait à Camair-Co que sa préférence va à Ethiopian Airlines. Mais au-delà de ce choix à fort relents de corruption, il demeure constant que ce marché supérieur à 1milliard relève en terme de procédures du ministère des Marchés Publics. C’est une des raisons pour lesquelles la procédure de location de cet aéronef aurait dû s’enclencher des mois plus tôt.

Mbotto Edimo semble avoir fait un calcul vicieux : s’il ne trouve pas par lui-même un aéronef avec les commissions qui vont avec, en choisissant l’offre la plus incongrue, après négociation souterraine, il en recevra de toute façon. Mais pour ce faire, il faut attendre le tout dernier moment afin de plier l’entreprise à son choix et au non respect des procédures pour ce type de marchés et, qui sait, pour engranger plus de commissions. C’est exactement ce qui est arrivé ce lundi 12 mai avec comme conséquence qu’il n’ya toujours pas d’avion de remplacement pour le Dja.

Des affirmations mensongères

Il est désormais clair qu’aucune directive n’a été donnée avant pour le paiement de frais liés à la location d’un B767/300, d’autant que personne, à part le Dg lui-même, ne savait laquelle des entreprises avait été choisie. Au demeurant, pouvait-on supposer jusqu’à lundi 12 mai qu’elle serait peut-être Privilège Style au regard des offres, mais certainement pas Ethiopian Airlines. Et le moins qu’on puisse dire, au regard de l’actualité, c’est que des médias ont eu la primeur du choix du DG, longtemps avant ses propres collaborateurs.
Les journaux à la solde de Mbotto Edimo ont également parlé d’une indigestion de Conseils d’administration qui auraient coûté 1 milliard de FCFA en 8 sessions. Or d’après nos sources, les membres du Conseil d’administration perçoivent chacun 500 000 FCFA par session et, étant au nombre de  neuf comme chacun le sait, c’est bien à 36 millions que correspond le total de leurs dépenses.

Tout comme il est de notoriété publique que le Conseil d’administration de Camair-Co a toujours exigé le recrutement en priorité des Camerounais en général, et des anciens de la Camair en particulier. Comment celui-ci peut-il en même temps prendre une résolution autorisant le Dg à recruter des pilotes étrangers, pour parler du cas de Nickcery group international services et de son pilote Albert Adrian Hambly dont le salaire mensuel est de plus de 4 millions de FCA alors que les pilotes camerounais en sont à 2 millions ? Que Mbotto Edimo produise le rapport de ce Conseil d’administration qui vient à l’appui de ses allégations. Nous savons d’ores et déjà qu’il ne le pourrait pas parce qu’il n’en existe pas de tel.

Qui signe les contrats à Camair-Co

Frédéric Mbotto Edimo, à travers la presse aux ordres, semble accuser d’autres d’avoir signé le nouveau contrat liant Camair-Co à ATC Aviation, nouveau partenaire fret, et y voit des malversations. Mais à la réalité, personne ne peut signer un contrat à l’exception du DG de Camair-Co qui d’ailleurs, à travers des émissaires, a réclamé et reçu un montant d’argent de ATC Aviation « en guise de remerciements pour l’équipe ayant travaillée à la sélection de ATC Aviation », argent viré dans un compte le 14 mars 2014 dernier, selon un rapport en notre possession.

Il est donc urgent qu’une enquête d’Etat soit diligentée afin d’établir les responsabilités et de s’assurer des vraies personnes qui se sont livrées à des démarches frauduleuses dans cette affaire au détriment de Camair-Co. Il faut absolument sortir des élucubrations de la presse à gage dans cette affaire.

Pour un Directeur général qui se répand à longueur d’édition de la presse à gage en mensonges et dénigrements contre son Conseil d’administration, il y a urgence que la vérité soit rétablie pour la bonne marche de la compagnie. Il y a plus grave : Mbotto Edimo parle à travers ses amis des médias de financement de 30 milliards comme s’il s’agissait d’une affaire de cacahuètes autour d’un verre de champagne dont il abuse de la consommation aux frais de la princesse. A-t-on besoin de rappeler à celui qui se considère comme « le plus brillant d’entre tous » pour avoir été désigné Directeur général de Camair-Co qu’un tel dossier ne devrait pas être traité avec autant de légèreté.

Finalement, Camair-Co semble une fois encore mal partie, une fois de plus, par le fait d’un Directeur général. Les autres avaient une excuse : ils étaient des étrangers. Mais peut-être Mbotto Edimo -qui trahit ainsi la confiance du Chef de l’Etat-, serait-il un étranger caché, hollandais de surcroît ? En tout cas, le syndicat que nous avons rencontré et qui a été de tous les combats nous apprend que la plainte contre Matthys, qui avait connu quelque retard pour diverses raisons, va bientôt être effective. Les actes de Mbotto Edimo Frédéric étant en tout point identiques à ceux de ses prédécesseurs, et les mêmes causes produisant les mêmes effets, il n’est pas exclu d’en voir fleurir de nouvelles…Chaud devant !

 

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