Mathias Éric Owona Nguini : « Le tontinard en chef et sa tontine ont développé le mythe du hold-up électoral… »

Dans un poste commis sur sa page Facebook, le fils aîné de Joseph Owona tente d’expliquer, les initiatives annoncées par le parti dont Maurice Kamto est le chef.

En effet, le MRC a annoncé le 26 janvier prochain une marche qui s’inscrit dans ce qu’ils ont appelé « hold-up électoral ». Après les évènements du 7 octobre dernier, et ceux qui ont suivi cette date, les militants et les sympathisants de cette formation politique n’ont pas cessé d’exprimer leurs frustrations à travers diverses initiatives. Pour l’enseignant des sciences politiques, cela relève de « la tentation du coup d’état permanent ».

Lebledparle.com vous propose dans son intégralité l’analyse d’Eric Mathias Owona Nguini.

« La soif de pouvoir du tontinard en chef, l’obsession du tour de présidence et la politique récurrente du putsch : la tentation du coup d’état permanent. Jamais en raison de sa boulimie pro-présidentialiste, le tontinard en chef n’abandonnera les coups, manœuvres et intrigues pour arriver au palais d’Etoudi.

Depuis longtemps, le caissier suprême de la tontine a fait montre d’une ambition présidentielle légitime dans son principe, mais querellable dans ses manifestations. C’est cette libido dominandi surpuissante (= soif démesurée de pouvoir) qui avait poussé le tontinard en chef à s’autoproclamer président avant même tout contentieux. On fut étonné par la suite de voir le président autoproclamé aller de son propre chef mettre en question sa victoire électorale prétendue en allant lui — même devant le juge électoral, le conseil constitutionnel.

Depuis sans jamais avoir formellement présenté ses procès-verbaux issus des bureaux de vote et leur lien avec les rapports de synthèse, le tontinard en chef et sa tontine ont développés le mythe du hold-up électoral. Il s’agit d’une tactique politicienne destinée à justifier le refus de la débâcle électorale et à maintenir une logique opportuniste de défiance vis-à-vis des institutions officielles. Cette dernière logique est marquée par un opportunisme de mauvais aloi, car tonton maurika et la tontine maurika qui contestent l’honnêteté et l’intégrité du Conseil constitutionnel et récusent la légitimité d’élections Cameroun et du résultat de l’élection présidentielle du 7 octobre 2018, sont les mêmes qui s’apprêtent pourtant à aller aux élections législatives et municipales, voire régionales, convoquées par le président réélu Paul Biya et organisées par le même régulateur électoral Élections Cameroon. Pourtant avec une incohérence notoire, le tontinard en chef et le parti-tontine qui disent avoir gagné le scrutin présidentiel aux dépens de Paul Biya, ne s’en affairent pas moins — de manière hypocrite — en vue des échéances électorales à venir convoquées par un président qu’ils tiennent pour usurpateur. Sentant l’atmosphère politique bruire des vents de frustration et de mécontentement croissants avec le scandale de la can 2019, la tontine maurika et son tontinard en chef tentent à nouveau dans une logique de cynisme et d’opportunisme politiques, de prendre le pouvoir par la rue. C’est cela le sens profond des marches annoncées pour le 26 janvier 2019.

En effet, la tontine est obsédée par le tour nécessaire de la présidence et rêve à sa « marche triomphale » vers le pouvoir, une marche sur Yaoundé et sur Etoudi… comme à Rome pour Mussolini. »