Match Congo-Cameroun au stade Tondreau: grosse incertitude, 15 jours avant la date prévue

L’information est pour le moins surprenante. Comme nous vous l’avons annoncé dans l’édition de ce mardi 26 mai, une rencontre amicale internationale est programmée le 9 juin à Mons, entre le Congo et le Cameroun. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, vu l’actualité de ces derniers mois, cette rencontre est prévue…au stade Tondreau. Une rencontre sur laquelle plane une grosse incertitude, et ce pour plusieurs raisons.

Relayée par la FIFA, l’information nous a été confirmée par l’échevin des Sports, Pascal Lafosse, même si la situation reste très incertaine. Par ailleurs, ce rendez-vous soulève naturellement pas mal de questions : qui va financer ce match ? Qui va le gérer ? Quid de la sécurité ? À ces questions, l’échevin tient d’abord à évoquer l’aspect organisationnel. «  Nous n’étions pas spécialement demandeurs de ce genre d’événement. C’est la société suisse Matchworld qui nous a elle-même contactés il y a plusieurs semaines.»

Face à cette demande, la Ville a d’abord répondu par l’affirmative. «Nous avons dit oui sur le principe, mais en précisant que nous devions tenir compte de l’aspect sécurité. Nous avons étédirects avec eux. Comme la S.A. est en faillite, nous devons naturellement avoir toutes les garanties au niveau du curateur, de la Ville et de la police. Les membres de la société suisse ont visité le stade, sachant que la S.A. est en faillite, que nous avons repris les commandes de l’ASBL Infrafoot, et que nous ne pouvons pas avoir de difficultés financières. Ils ont dit ‘pas de problème’.»

D’après l’échevin, les choses sont donc plutôt simples. «Il s’agit d’un système clé sur porte, insiste-t-il. Matchworld organise les préparations, prend contact avec les hôtels pour les deux équipes, gère la logistique, la communication et l’organisation. Et de notre côté, nous assurons la disponibilité du stade et la sécurité. Les conventions sont faites de manière à ce que rien ne soit à la charge de la ville

Un procédé simple en théorie, mais qui l’est beaucoup moins en pratique. Car à l’heure actuelle, aucune convention n’a été signée, alors que la date du 9 juin reste toujours d’actualité. Ce qui coince, c’est la question du matricule, indique Pascal Lafosse. «Comme la curatelle ne peut pas engendrer de frais supplémentaires, pas question de le faire à partir du matricule 44. Elle ne veut pas augmenter le passif de la S.A.»

Malgré ces obstacles, la volonté de la Ville est de maintenir ce match. «  Nous pourrions faire la demande à partir du matricule de Quévy/Mons, mais c’est encore trop tôt pour le dire. L’annonce du match a été prématurée.»