MARINE MARCHANDE : Déjà plus d’un mois de grève pour les professionnels du secteur

MARINE MARCHANDE : Déjà plus d’un mois de grève pour les professionnels du secteur

Le Groupement professionnel des marins marchands du Cameroun a décidé de ne pas lever la grève entamée depuis le 2 juillet 2014 dans la capitale économique.

ILS SONT PLUTÔT confiants et sereins, les marins marchands du Cameroun depuis l’entame de leur grève pacifique le 2 juillet 2014. Rendu à ce jour, rien ne semble les distraire dans leur mouvement d’humeur. Ils sont plus d’un millier qui passent depuis un mois les jours et les nuits à la belle étoile. Pour tous les passants qui empruntent l’axe de Bepanda Omnisport, la curiosité est au rendez-vous. Ils ont décidé de manifester leur ras-le-bol pour exprimer leur mécontentement  face au refus d’accès au Port Automne de Douala par les responsables de ladite structure.

Joint au téléphone dans la journée du 4 août 2014 par le reporter du Bi-Hebdomadaire Aurore Plus, le Gp2mc reste sur sa position et ne veut céder sous aucun prétexte. « Nous n’allons pas lever la grève sans avoir obtenu notre autorisation d’accès au Port Automne de Douala. Jusqu’aujourd’hui, nous n’avons reçu aucune correspondance des autorités du Pad. Nous restons confiants et n’allons pas céder à la pression », nous confient-ils avec beaucoup de sérénité et d’assurance.

Ce sont plutôt des personnes pleines d’espoir qui ne semblent pas être découragées. Rendu à ce jour, le Gp2mc est prêt à vaincre la nébuleuse enracinée au Pad et entretenue par les autorités en charge des secteurs portuaires et maritimes. Cela peut se ressentir par la confiscation de toutes les activités maritimes, le développement de l’inertie, le non respect des textes et la corruption. Depuis lors, au travers des notes de déclaration de manifestation, de dénonciation et d’information, adressées au Senat, à l’Assemblée nationale, aux sous-préfets de Yaoundé 3ème et Douala 3ème et les autorités administratives en charge des secteurs maritime et portuaire, le Gp2mc a toujours dénoncé cet état de chose.

Des Demandes d’audiences ont été adressées et toutes les voies administratives et pacifiques épuisées. Le Gp2mc, malgré les nombreuses démarches, négociations et modalités entreprises entre les marins marchands et le Pad, le rôle de ceux-ci semblent toujours être méprisé. A titre de rappel, six mois après l’obtention de l’agrément autorisant le Groupement professionnels des marins marchands du Cameroun à exercer dans l’enceinte du Pad, la situation n’a pas semblé évoluer jusqu’à nos jours.

Pourtant, le secteur maritime est générateur des revenus et des emplois qui sont à la longue bradés au détriment des personnes suscitées. Mienlam Albert Simon est l’administrateur du Gp2mc, il revient sur la situation qui prévaut depuis de longues années. « Depuis le 16 février 2012 que nous revendiquons nos activités au Pad après plusieurs revendications, c’est le 20 décembre 2013 que nous avons eu l’agrément nous autorisant à exercer dans ce sens sous la seule condition d’avoir une autorisation du port concerné.

Nous nous étions rapprochés du port. Nous avions eu de la part du directeur de l’exploitation, certaines modalités à remplir. Nous les avons remplies, mais sans suite favorable », a-t-il expliqué au cours de notre entretien. Il en ressort que, le directeur suscité au cours des échanges avec les marins marchands, le 28 mai 2014, avait avoué être à l’origine du blocage du dossier sous le fallacieux prétexte de l’avoir oublié sur sa table. « Il était question pour lui que nous remplissons entre autres modalités, celle de l’obtention d’une autorisation. Nous les avions une fois de plus remplies, mais nous n’avons pas toujours eu d’autorisation jusqu’aujourd’hui », a-t-il souligné.

Nébuleuse…

Cependant, le Gp2mc soutient qu’il existerait « Les dockers agréés pour la manutention qui assurent déjà la sécurité à bord des navires à notre place avec la complicité des autorités portuaires. Les aventuriers de tous bords exécutent les travaux d’entretien qu’on nous refuse au port à présent sans n’avoir rempli aucune condition. Ils le font par le biais des relations qu’ils ont avec les autorités portuaires. Elles recrutent les élèves des écoles maritimes de la place pour représenter les marins professionnels que nous sommes lors des différentes évaluations pour la validation de l’application du Code Isps au port de Douala », dénonce Mienlam Albert Simon.

Plus loin, depuis deux ans, les marins marchands sont traînés en justice avec pour chef d’accusation, l’usurpation de titre. Rendu à ce jour, le jeu trouble des autorités en charge de la gestion des secteurs maritimes et portuaires doit cesser. Au regard de ce qui précède, le Cameroun est le seul pays au monde actuellement où il y a un port sans marins marchands. C’est le seul pays qui méprise le rôle des marins marchands et qui tue l’économie maritime. Les autorités portuaires ont expressément tué et n’ont plus voulu entendre parler des marins marchands lorsqu’elles ont bradé la Camship. Une situation qui a tellement duré et face à laquelle les marins marchands revendiquent leur droit fondamental.

 

 

camernews-Marine-Marchande

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