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Marché pastèques de Bangangté : l’avenir sous-régional

Marché pastèques de Bangangté : l’avenir sous-régional

Délocalisé en septembre 2007, ce marché devenu une destination privilégiée, rencontre quelques difficultés.Espace commercial de prestige, plusieurs fois lauréat des marchés les plus propres de la Région de l’Ouest. A vue d’œil, l’on peut avoir d’appréhensions élitiques quant à la cherté de ses produits. Pourtant tout le monde qui y fait un tour, trouve son compte. Pastèques en tranches de  100 frs, des cabosses de 300, des tas de 500 et ou de 1000 frs y sont vendues. Pour les tomates, l’on peut également en trouver sous plusieurs prix autant que des pommes de terre.

Des légumes et fruits viennent se greffer aux étales et qui permettent la variation du panier de la ménagère. C’est une véritable aubaine pour des jeunes gens qui se postent entre les 2 dos-d’âne circonscrivant le  marché; là on peut trouver des produits prêts à la consommation comme des ignames douces, des « fruits noirs » ou encore des arachides sous formes bouillies et grillées.

Que dire des camions en provenance du Gabon, de la Guinée Equatoriale, du Congo Brazzaville et parfois de la RCA ? Njiwang Pierre, directeur du marché dont sa mission s’articule sur l’organisation des activités du marché, veiller à la discipline, sur l’hygiène et la salubrité, de contrôler la qualité des produits exposés, entretenir les infrastructures, nous enseigne qu’ : « en ce qui concerne les camions venus de la sous-région, ils chargent ici dans la nuit quand les tomates et les pastèques sortent directement des champs. Généralement, les pommes de terre vont au Congo Brazzaville ».

Pour la qualité des produits, Gérard Essomba, fonctionnaire à Bafoussam témoigne : « quand je vais en week-end voir ma famille à Yaoundé, je m’arrête toujours ici. Ma famille connait exactement le gout et la qualité de ces produits, les pastèques et les tomates se conservent facilement et ce n’est pas chère »

Bangangte Fruits Market:Camer.be

De l’organisation du marché

A partir de 19 heures, les 60 commerçants du marché désertent les lieux après une bonne journée d’opération de séduction. Les produits non vendus ou qui sont arrivés juste au crépuscule, ne trouveront preneurs que le jour suivant. La place est dès lors cédée aux lampadaires qui jonchent la rue et éclairent le marché comme la lumière du jour. Dans les coins du marché, 2 gardiens de nuit recrutés pour la sécurité du marché, veillent au grain et y gagnent loyalement leurs vies. « Ils sont sous contrat avec nous pendant 6 mois renouvelable. Leur salaire est au dessus du Smig camerounais. Les contributions forfaitaires de 1300 frs pour chaque commerçant par mois, nous permettent de payer les gardiens et entretenir le marché ».

Les difficultés que rencontre le marché sont légions : les usagers en partance pour Douala sont sevrés de ses produits, pourtant quand le marché a existé plus en haut, il était facile pour les voyageurs de Douala et de Yaoundé de s’arrêter et faire des recettes. « Tout tourne au ralenti de lundi à mercredi, mais à partir de jeudi jusqu’à dimanche, chacun trouve franchement son compte », explique maman collette, buyam sellam. M Tchatchoua Thomas quant à lui plaide pour un retour facultatif à l’ancien marché. Selon lui, quelques étals y réinstallés librement, pourront accroitre les recettes communales qui s’élèvent pour le moment à 500 frs par semaine après négociation avec Mme le maire.


Les différentes étapes de sa création

En 1998, alors que les déchets issus de la commercialisation des tomates et pastèques jonchaient les rues de Bangangté, M Tchatchoua Thomas, maire de l’époque, cherchait  la solution pour résoudre l’épineux problème d’insalubrité qui se présentait avec acuité. Conduit un dimanche par Richard, chauffeur de la mairie toujours en poste, le maire s’est rendu à Vebath, carrefour de transit entre Douala, Bafoussam et Yaoundé, question de trouver un espace pouvant abriter le marché. A l’aide d’une pelle chargeuse de passage à Bangangté, M Tchatchoua profita pour terrasser une brousse qu’il avait prospecté. Juste 2 heures après le terrassement, les producteurs et autres bayam sellam sensibilisés déposaient déjà leurs produits à ce lieu ainsi, le marché fut crée.

Quand M Niat Njifenji Marcel a pris les commandes de la mairie, il a trouvé que le marché de Vebath était très étroit et l’a délocalisé. Par souci d’étendre la ville, il l’a ramené au quartier Manja, carrefour de transit entre Bafoussam et Yaoundé. Le financement a été obtenu. La construction du marché a été supervisée par Célestine Ketcha, 10e maire de cette commune en poste.

 

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