Marché New-Deido: assainissement en cours

 Le sous-préfet de Douala 1er y a entamé une opération de libération de la voie publique.

Circuler au marché New-Deido, que ce soit pour les automobilistes que pour les piétons, était devenu pratiquement impossible. Les commerçants ayant abandonné hangars et boutiques à l’intérieur de l’espace marchand pour s’installer sur la chaussée. Sous le regard impuissant des usagers qui empruntent au quotidien l’axe routier qui traverse le site.

Face à la situation, le préfet du Wouri, Joseph Bertrand Maché, a sonné, il y a quelques jours, la fin du désordre. Le sous-préfet de Douala 1er, Jean-Marie Tchakui, a donc entamé une opération de casse et de libération de la chaussée pour ramener la situation à la normale, et afin que les commerçants regagnent l’intérieur du marché.

« C’est une opération d’assainissement et de libération de la voie publique au niveau du marché New-Deido. Le préfet m’a instruit de descendre dans cet espace marchand, pour remettre un peu d’ordre. Vous savez que ce  marché est un haut lieu de désordre urbain dans la ville de Douala. Et pour cela, il faut que les choses changent, il faut mettre les populations face à leurs responsabilités », explique le sous-préfet.

Dans sa démarche, Jean-Marie Tchakui a effectué deux descentes de terrain, question de sensibiliser les commerçants avant toute opération « musclée ». C’est lors de son troisième passage, et après une rencontre avec les représentants des vendeurs et de la Communauté urbaine, que l’opération de casse a été engagée.

Celle-ci a consisté à détruire tout ce qui a été ajouté et ne figure pas sur le schéma initial du marché.

Rappel du chef de terre, le marché a été construit il y a fort longtemps après sa délocalisation de son ancien site, où sont implantées les cuves de la Société camerounaise des dépôts pétroliers (Scdp, au carrefour Agip).
Il faut rappeler que dans l’espace actuel, on trouve de grands hangars et de nombreuses boutiques inoccupées. Le sous-préfet précise d’ailleurs que certains commerçants véreux louent leurs échoppes et vont s’installer sur la voie publique, ce qu’il trouve inadmissible.

« La voie publique appartient à tout le monde. Il n’est donc pas correct qu certains l’occupent à d’autres fins en ne tenant pas compte des autres usagers. C’est un bien pour la collectivité qui ne doit pas être confisqué par quelques-uns au nom de l’argent », a par ailleurs confié M. Tchakui. Une commission de recensement a été mise sur pied pour gérer au mieux cette question de l’installation correcte des commerçants au marché New-Deido. Les résultats sont attendus dans trois semaines.