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Manœuvres: Un ancien policier accuse Martin Mbarga Nguele de «harcèlement»

Manœuvres: Un ancien policier accuse Martin Mbarga Nguele de «harcèlement»

Le plaignant exige à l’État le paiement de la somme de 390 millions de FCFA pour sa détention abusive à la Prison centrale de Yaoundé, à la suite d’accusations non fondées de Martin Mbarga Nguele, le Délégué Général à la Sûreté Nationale (DGSN).

D’après le journal Kalara du 4 janvier 2017, Jean Baptiste Mebenga n’aura pas le pactole qu’il escomptait de l’État dans l’éventualité d’une victoire contre Martin Mabraga Nguele, le DGSN. «Le Tribunal Administratif de Yaoundé devant lequel il espérait une réparation consécutive à de supposés actes irréguliers attribués à Martin Mbarga Nguele s’est déchargé de son dossier en se déclarant incompétent à statuer. C’était le 20 décembre 2016», révèle le journal.

En effet, le plaignant a saisi ce Tribunal d’un recours en indemnisation depuis le 7 janvier 2015. Selon lui, au courant de l’année 2012, il a été victime de «harcèlement» de la part du DGSN. «Il voulait m’emmener à faire des choses qui n’honorent pas la Justice», a-t-il précisé devant les juges, sans plus. Pour n’avoir pas cédé au supposé chantage, il a été interpellé et placé en détention à la prison centrale de Yaoundé, puis traduit devant le Tribunal de Première Instance (TPI) de Yaoundé.

Devant le TPI, Jean Baptiste Mebenga dit avoir fait l’objet de deux procès en huit mois d’intervalles pour des faits de détentions de documents administratifs, violation du secret professionnel et autres. Il dit également avoir été acquitté. Le plaignant qualifie sa détention d’arbitraire, et soutient avoir enduré «un passage en force et un trafic d’influence» de la part du DGSN, et fait les frais d’un «règlement de compte» et deux procès basés sur des accusations non fondées.

L’ancien gardien de la paix principal aujourd’hui radié de la police était à l’époque en service à la Direction des Renseignements Généraux, un service de la DGSN. Du fait de ce supposé excès, il déplore l’expulsion de sa famille du logement qu’elle occupait, ainsi que l’impossibilité de se rendre à Sao Tomé et Principe où il comptait amasser 8 millions de FCFA. Il aurait aussi interrompu l’enseignement de la langue espagnole dans une institution privée. Soit une perte sèche de 2 millions de FCFA. Pour être devenu la risée de tous, l’image à jamais écornée, Jean Baptiste Mebenga réclame 390 millions de FCFA à l’État.

Les représentants de la DGSN, développe le journal, ont estimé que le plaignant a adressé sa réclamation à la mauvaise juridiction. Ils ont expliqué que l’ancien policier était en fonction dans un service sensible dédié au renseignement. C’est à la suite d’un certain nombre de fuites qu’une enquête interne a été ouverte. Trois policiers, parmi lesquels Jean Baptiste Mebenga, sont alors suspectés de divulgation de secrets professionnels. Un de ces trois policiers traduits devant la justice a été reconnu coupable des faits.

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