Manifestations post-électorales: le gouvernement nie avoir arrêté et torturé des militants du MRC à Yaoundé

Le ministère camerounais de la Communication a démenti les allégations selon lesquelles plus de 200 militants du Mouvement de la Renaissance camerounaise (MRC), auraient été arrêtés samedi 8 juin 2019 et seraient actuellement détenus.

Le ministère de la Communication a contesté une déclaration faite le 8 juin par Olivier Bibou Nissack, porte-parole du MRC de Maurice Kamto. Il avait affirmé que pas moins de 200 manifestants pro-Kamto avaient été arrêtés samedi lors de leur marche pacifique et détenus dans des endroits non identifiés.

Le porte-parole du MRC avait affirmé avoir réussi à faire passer une manifestation anti-Biya samedi dernier malgré l’interdiction du gouvernement et une forte présence des forces de sécurité. Ils demandaient la libération de leur président national détenu depuis janvier 2019 avec ses alliés, ainsi que de nombreux autres membres du parti y compris ceux arrêtés le 1er juin 2019.

Le ministère de la Communication a indiqué que 85 personnes avaient été arrêtées le 8 juin 2019, lorsque des tentatives de marche illégale avaient été signalées aux forces de sécurité. Le gouvernement affirme que 66 des personnes arrêtées par la police n’avaient pas revendiqué l’adhésion à un quelconque parti politique. « Sur les 66 personnes ne réclamant aucun parti politique et arrêtées par la police, 43 ont été relâchées», lit-on en partie dans un tweet.

Le gouvernement ajoute que 19 personnes ont également été appréhendées par la gendarmerie dont 11 ont été relâchées. Le ministère de la Communication a déclaré que tous ceux qui ont été arrêtés le 8 juin à Yaoundé et sont toujours en détention seront libérés après des contrôles de routine. Par la même occasion, le gouvernement nie les allégations de torture, d’arrestations arbitraires et de mauvais traitements par les forces de sécurité.