Mairie de Bayangam: La mort de Sohaing aiguise les appétits

«Un air nouveau dans une ère nouvelle », tel est le slogan de Gérard Kuissu, premier à dévoiler ses intentions.

Les prochaines joutes électorales s’annoncent chaudes dans la commune de Bayangam. Après le décès de celui-là qui pesait de tout de son poids pour faire basculer la balance en faveur du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), la balle semble avoir été remise au centre. Même s’il ne sait encore sous quelle bannière prendre le départ des prochaines élections municipales dans cette localité, Gérard Kuissu croit cependant qu’il aura son mot à dire. Au cours d’une rencontre avec les populations de Bayangam samedi 7 novembre dernier, ayant pour prétexte, le recensement de leurs besoins, l’activiste en a profité pour dévoiler ses aspirations politiques. Lesquelles dit-il, ont été motivées par le constat d’une léthargie notoire qui a confiné Bayangam en une sorte une ville-village, plusieurs décennies durant. « Sur les papiers, on peut appeler Byangam ville, mais s’il faut regarder dans les faits, Bayangam est un village à cause de l’absence des infrastructures de base », dénonce-t-il. Loin de se limiter à la critique, il croit détenir la thérapie qu’il faut pour mettre cet arrondissement sur les rails du développement. Celle-ci est contenue dans un livret dont il est l’auteur.

Diagnostic

Gérard Kuissu fait d’abord un diagnostic alarmant. « Voilà plusieurs mandats du Rdpc dans notre commune. Qu’avons-nous concrètement gagné ? Chacun peut aisément tirer la conclusion de zéro développement. Les hôpitaux et les dispensaires n’existent que de nom. L’hôpital ad-lucem se meurt sous nos yeux. A ce jour, il faut se déplacer pour acheter des médicaments. Les adductions d’eau sont inexistantes, ou faites par des par les élites pour leurs quartiers », décrie-t-il. Et d’enfoncer : « à la place du développement de l’harmonie et de l’écoute, nous avons vu l’arrogance, la démonstration de richesse, manipulation, intimidations, des vanités et des vacuités de bas étages, indigne d’hommes pourvus des six sens ».

Programme

Gérard Kuissu a certes dit vouloir recenser les préoccupations des populations pour bâtir un programme solide. Mais, il a déjà quelques idées sur ce qu’il fera. « L’action ne consistera pas en des meetings ou des déjeuners pompeux aux discours et slogans creux et vaniteux […] l’action pour nous, c’est mobiliser aussi toutes les ressources pour équiper nos structures sanitaires et en créer d’autres, c’est améliorer la qualité de nos écoles, participer à la sécurisation des biens et des hommes, et de veiller à ce que les productions agricoles et animales soient écoulées et vendues au profit des producteurs », explique-t-il.

D’après Gérard Kuissu, la rencontre de samedi dernier, est la première d’une longue série qui le conduira tour à tour,  dans l’ensemble des groupements qui forment l’arrondissement de Bayangam.  Son désir  de briguer la mairie de Bayangam précise-t-il, est toutefois conditionné  par le départ de Paul Biya de la magistrature suprême. Puisque « en l’état actuel des choses, avec Elécam, le Minatd, aucune élection n’est viable. Aucune élection n’est juste et transparente. Le faux, la tricherie, l’arrogance, l’intimidation sont les armes des candidats du Rdpc », se justifie-t-il.