Maires: on améliore les conditions de travail

Le début du paiement des salaires aux magistrats municipaux est la traduction en actes d’une volonté exprimée par le chef de l’Etat pour faciliter l’action des concernés.

La volonté du chef de l’Etat d’améliorer les conditions de travail des magistrats municipaux s’est matérialisée le 16 septembre 2015 avec la signature de deux importants décrets. Le décret n°2015/405 du 16 septembre 2015 fixant les modalités de rémunération des délégués du gouvernement, des maires et de leurs adjoints. Et le décret n° 2015/406 du même jour fixant les indemnités et autres avantages alloués aux délégués du gouvernement, aux maires, à leurs adjoints, aux membres du Conseil de la communauté et aux conseillers municipaux. Si le paiement des salaires par le ministère des Finances était jusque-là attendu, ce n’était pas le cas avec le règlement des indemnités et autres avantages, une charge supportée par les collectivités territoriales décentralisées concernées, en fonction d’ailleurs du dernier compte administratif de chacune d’elle.
La rémunération des délégués du gouvernement, des maires et de leurs adjoints est désormais effective,  après les premiers virements y relatifs opérés en fin de semaine dernière. La concrétisation de cette promesse présidentielle, on l’imagine, va booster le moral des magistrats municipaux en les mettant dans de meilleures conditions de travail. Car, plusieurs d’entre eux évoquaient le manque de salaire pour justifier le fait qu’ils ne résidaient pas sur le territoire de leur commune. « Maintenant, il faudra effectivement que nous appliquions la disposition légale selon laquelle, le maire et ses adjoints sont tenus de résider dans leur commune. La tolérance administrative qui a prévalu jusqu’ici était due au fait que ces magistrats municipaux n’avaient pas de salaire. Le préalable va être levé », déclarait récemment à ce propos dans les colonnes de CT Etienne Owono Owono, directeur des Collectivités territoriales décentralisées au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MINATD). On devrait donc assister à une nouvelle ère dans le fonctionnement de l’administration municipale. Dans le contexte actuel de la décentralisation, une telle évolution est porteuse d’espoir pour un développement local impulsé à partir de la base et non plus du sommet de l’Etat.

 

Ekema Patrick Esunge: « The Salaries Are A Cumbersome Process »

Buea Mayor

“The Head of State did promise Mayors that they were going to earn salaries. It is a reality today. You can see that he is a visionary leader who listens to the people and acts according what they want. After all, he represents the people. The much talk about salaries of Mayors now belongs to history. Following the decree signed in September 2015 providing salaries and allowances to Mayors, we have been benefiting from those allowances and the salaries. The salaries are a cumbersome process but it is going on smoothly. We are sure that before the end of the first half of 2017, each Mayor in Cameroon will be having a regular salary”.

 

Gustave Ebanda: « C’est un très grand soulagement »

Maire de Douala 5e

« Ceci constitue un très grand soulagement pour les élus locaux que nous sommes. Chaque travail mérite son salaire et il était devenu pratiquement insupportable pour les élus locaux de s’adonner à la tâche sans salaire. Surtout lorsqu’on sait que la décentralisation a accru les charges, les attributions et les compétences de ces élus locaux. Il devenait aberrant qu’ils continuent à travailler ainsi sans être rémunérés. Maintenant que ça devient effectif, je peux vous dire que c’est une véritable source de motivation. Nous adressons nos remerciements aux pouvoirs publics à travers le chef de l’Etat. »

Jacques Maboula: « C’est un sentiment de joie »

Maire de Yabassi

« C’est un grand soulagement pour tous ceux qui se donnent la peine, au quotidien, de rendre le vivre-ensemble possible dans chaque bout du Cameroun. Que ce soit en zone urbaine ou en zone rurale. A présent,  les maires sont animés par un sentiment de joie et de détente. Vous savez, ceux qui bâtissent la ville au quotidien devaient prendre beaucoup de charges sur eux, notamment dans le fonctionnement. Aujourd’hui, une justice républicaine vient d’être rétablie. Et nous disons infiniment merci au chef de l’Etat, à qui nous aimerions retourner son célèbre slogan : « Un seul mot, continuez ! ».