Maintien de la paix en zone ceeac : policiers et gendarmes formes a la planification en temps de crise

Venus de 8 pays d’Afrique centrale, ils ont achevé ce jeudi 14 mai 2015 à Yaoundé un séminaire international de formation des planificateurs de niveau opératif en opérations de soutien à la paix.

« Nous sommes disposé à répondre efficacement aux attentes de la Ceeac en matière de maintien de la paix », rassure le représentant des séminaristes dans son discours ce jeudi 14 mai 2015, à l’occasion de la cérémonie de clôture du séminaire international de formation des planificateurs de niveau opératif en opérations de soutien à la paix multidimensionnelle, à l’hôtel des députés de Yaoundé. Pour les responsables de l’Ecole internationale des forces de sécurité (Eiforces), organisatrice de ce séminaire en collaboration avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac), l’objectif a sans doute été atteint.

Pendant 10 jours, il a été question entre autres de former 30 cadres policiers, gendarmes et civil (personnel organisation international, personnel organisation non-gouvernementale, diplomates, etc) aptes à servir comme planificateur au sein d’une mission de paix intégrée du Conseil de paix et sécurité pour l’Afrique centrale (Copax). Les séminaristes sont venus de 8 pays d’Afrique centrale dont le Cameroun, la Rca, le Tchad, la Guinée Equatoriale, Burundi, la Guinée Equatoriale.

Mécanisme d’alerte

4 modules ont été dispensés aux apprenants tels que le cadre général du maintien de la paix, la stratégie et l’art opératif et la consolidation de la paix et reconstruction post-conflit. Ces enseignements ont dispensés par des enseignants d’université et des officiers supérieurs de l’armée.

Ce séminaire international intervient dans un contexte où l’Afrique fait face à une difficulté : celle de mobiliser dans les délais requis et en terre africaine une force d’intervention rapide pour prévenir ou juguler les crises. En zone CEEAC, il a été prévu au sein de la Copax des mécanismes d’alerte, de prévention et de gestion des conflits. Avec ce séminaire international sanctionné par la remise des parchemins au récipiendaire, la sous-région Afrique centrale sait désormais sur qui compter pour parer à toute éventualité.