“Ma Thèse en 180 secondes”: Justine Germo Nzeundji remporte la finale nationale

L’étudiante de l’Université de Yaoundé I a décroché jeudi les prix du jury et du public pour son sujet sur le Prunus. Elle représentera le Cameroun à la finale internationale au Maroc

 

Doctorante en deuxième année de thèse à l’Université de Yaoundé I, Justine Germo Nzeundji a fait jeudi, 07 juillet 2016, l’unanimité en remportant les prix du jury et du public pour la finale nationale du concours « Ma Thèse en 180 secondes » et s’est qualifiée pour la finale internationale qui aura lieu à Rabat au Maroc le 26 septembre prochain.

Le titre de sa thèse : « Culture des tissus de Prunus africana pour une meilleure conservation et production dans le système agroforestier camerounais ».

Et c’est en défendant avec conviction ce travail de recherches effectué en « 10ans », que Justine Germo Nzeundji a séduit le jury présidé par Brusil Miranta Metou et le public, lors de cette finale nationale organisée par le Bureau Afrique centrale et des Grands Lacs (BACGL) de l’Agence de la francophonie.

« Dans ma thèse, il était question de mettre sous-pied des techniques de multiplication rapide et en masse d’une plante qui est en voie de disparition actuellement au Cameroun : Prunus africana, plus connu sous le nom de Pygeum », a expliqué la lauréate.

« Cette plante a beaucoup de vertus médicinales. Généralement dans les zones de production, on l’utilise pour soigner le mal de ventre, le diabète, l’hypertension et bien d’autres choses. Mais sur le plan national et international, l’utilisation la plus connue est celle qui permet de soigner la prostate. Et si c’est mal traité, ça entraine le cancer de la prostate », a-t-elle ajouté.

 

Justine Germo Nzeundji.

En travaillant sur un sujet de santé qui touche la plupart des hommes à partir de 50 ans, la candidate a réussi à séduire le jury qui lui a attribué la note de 24,12/30. Une note qui lui permet de décrocher le premier prix et de succéder à Amba Esegni Victoria, gagnante du concours en 2015.

Germo Nzeundji arrive devant Yvon Bertil Nlend (2e) qui a pu glaner 22,60 points après avoir exposé sur la« définition du potentiel aquifère de la ville de Douala. Aide à la mise en œuvre du plan directeur d’alimentation en eau ». La troisième place est revenue à Jean de Dieu Nguimfack-Ndongmo. L’étudiant de physique à l’Université de Dschang a travaillé sur « la contribution à la commande du SSSC et des générateurs asynchrones à double alimentation pour l’amélioration de la stabilité transitoire des systèmes de puissance ».

Le principe du jeu est simple: sur scène, des doctorants ont eu chacun trois minutes pour présenter leur sujet de thèse à un public profane, loin des assemblées auxquelles ils sont habitués. A la fin, jury et spectateurs ont décerné des prix. « Ce concours est né en 2008, à l’Université du Queensland, en Australie, rappelle les organisateurs. Puis le concept a été adapté en français au Québec en 2012, avant que le Cameroun ne rejoigne le programme en 2015. »

Jeudi dans la salle des Actes de l’Ecole nationale Polytechnique de Yaoundé, ils étaient douze doctorants (sur les 15 inscrits) à participer à la deuxième finale camerounaise de la compétition. Les trois meilleurs ont été récompensés. La première ira défendre les couleurs du Cameroun lors de la finale internationale – le 29 septembre prochain à Rabat (Maroc) – où elle défiera des candidats francophones venus du pays organisateur (Maroc), du Québec, de France, de Belgique, du Burkina Faso, de la Suisse, du Bénin, de la Tunisie ou du Sénégal.