Lutte contre le terrorisme: Des journalistes en croisade à Bafoussam

Le collectif «Unis pour le Cameroun», vient de sillonner le chef-lieu de la région de l’Ouest, pour éveiller les populations sur la nécessité de rester vigilant.

«Vous devez être vigilants. Si vous voyez des personnes suspectes ou bien des colis abandonnés, il faut immédiatement alerter les autorités ou bien appeler le 1500». Eric Benjamin Lamerre, s’adresse ainsi à une vendeuse de piment à 10h45min, ce lundi 28 septembre 2015, au marché ‘’C’’ de Bafoussam. Comme lui, Guibaï Gatama, Directeur de publication du journal l’œil du Sahel, et plusieurs autres de ses compères du collectif «Unis pour le Cameroun», s’attèlent à passer le même message à d’autres points de ce marché. Vendeurs, acheteurs, taximen, moto-taximen; voire les policiers qui régulent la circulation non loin, sont sensibilisés. Après quelques minutes d’échange, un autocollant portant la mention «Stop Terrorism, restons unis dans l’épreuve», ainsi que «Vigilance! Appelez le 1500», est remis à chacun. Après cette étape, la meute de journalistes se dirige vers d’autres lieux de forte concentration à Bafoussam. Notamment le marché ‘’B‘’, le lycée Bilingue et les agences de voyages. Même si la capitale de l’Ouest n’a pas encore fait l’objet d’une quelconque attaque de la secte Boko-Haram qui sévit dans l’Extrême-Nord du pays, les membres du collectif, pensent qu’il est plus qu’indispensable de rester sur ses gardes. Surtout au regard de la proximité qu’il y a entre l’Ouest et le Nord-Ouest où une attaque terroriste a été récemment déjouée par des éléments de la police, précise Eric Benjamin Lamerre. Le journaliste en fonction à la Crtv indique que leur séjour à Bafoussam s’inscrit non seulement dans l’urgente nécessité de faire comprendre à tous, les enjeux de s’impliquer dans ce combat, mais aussi de vulgariser le numéro vert qui reste peu connu par la population. D’autant plus que les atrocités perpétrées par Boko-Haram, endeuillent non plus seulement les familles vivant dans la zone de conflit, mais de plus en plus, toutes les familles camerounaises. Dans la mesure où expliquent-ils, les soldats qui tombent au front ne sont pas seulement originaires de l’Extrême-Nord.

Organisateur d’une marche contre Boko-Haram, qui a suscité une vive polémique à Yaoundé, le collectif «Unis pour le Cameroun» nie recevoir des financements occultes des apparatchiks du pouvoir. Et leurs activités, indiquent les membres du collectif, sont financées de leurs propres poches. Il s’agit pour eux, d’un engagement citoyen qui s’impose à tous, dans un contexte où, les effets néfastes de cette guerre imposée au Cameroun, se ressentent dans tous les secteurs d’activité.