Lutte contre le sida: 20 communes s’engagent

Elles ont signé hier la « déclaration de Bandjoun » lors du lancement par le Minsanté et le Minatd du deuxième mois camerounais contre cette pandémie.

 

Un à un, sous le regard bienveillant du ministre de la Santé publique et du ministre délégué auprès du Minatd chargé des Collectivités territoriales décentralisées, les délégués du gouvernement auprès des Communautés urbaines de Bertoua et Bafoussam apposent leurs signatures au bas du document. Après eux, c’est au tour de 18 autres magistrats municipaux venant de diverses régions du pays (Ouest, Est, Nord, Adamaoua, Sud-Ouest, Littoral) de sacrifier à ce rituel. Une fois cette tâche accomplie, les applaudissements fusent. La déclaration de Bandjoun vient d’être signée, après celle de Douala en 2016, consacrant ainsi le lancement de la deuxième édition du mois camerounais contre le Sida 2017 dont le slogan est : « Accélérons la riposte ». Cette cérémonie est couplée à l’atelier d’information, de plaidoyer et de capacitation des points focaux communaux Sida en vue de l’intégration de la lutte contre le VIH/Sida dans les Plans de développement communaux.
Le ministre délégué auprès du Minatd chargé des collectivités territoriales décentralisées, Jules Doret Ndongo, se réjouit du devoir accompli. Il explique en effet que les maires sont des acteurs majeurs de la lutte contre le Sida et il est normal qu’ils s’engagent à sensibiliser leurs populations, les encourager à se faire dépister et le cas échéant, se faire soigner. Car, c’est le seul chemin pour accélérer la prévention et venir à bout de la pandémie. Pour le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda, à travers le slogan choisi, il est question d’accélérer et de passer à la vitesse supérieure dans tous les domaines de la lutte. Pour cela, il faut intensifier les actions de prévention afin de réduire le nombre de nouvelles infections, renforcer le dépistage volontaire, mettre immédiatement sous traitement toutes les personnes testées positives grâce à la stratégie « tester, traiter », et les y maintenir afin qu’elles aient une charge virale indétectable, appliquer la dispensation communautaire des antirétroviraux et enfin, renforcer la lutte contre la stigmatisation et la discrimination.
Pour le directeur pays Onusida, Dr Claire Mulanga Tshidibi, le Cameroun a fait un grand effort en un an avec au moins 76% de Camerounais qui connaissent leur statut. D’autre part, 50% de personnes ont été mises sous traitement et la couverture en ARV a augmenté de 28% à 38%. Les efforts à fournir demeurent beaucoup plus dans la suppression de la charge virale. Le premier adjoint au maire de Bandjoun, Nicky Love Maptue Fotso, révèle qu’à l’unité de prise en charge contre le Sida de Bandjoun, 340 personnes sont sous traitement, dont 40 femmes. Il dit compter sur le gouvernement et l’Onu-Sida pour juguler cette pandémie.