Lutte contre le chômage: l’implication des médias sollicités

Un plaidoyer du DG du FNE, fait vendredi dernier au cours d’un point de presse en guise de clôture des Journées Découvertes-Emplois (JDE).

 

« La question de l’emploi doit être au cœur de toutes les préoccupations d’un pays. Parce que si les gens travaillent, la plupart des problèmes politiques, sociaux, économiques et même sécuritaires se résorbent aisément ». Dixit Camille Mouté à Bidias, directeur général du Fonds national de l’emploi (FNE). Il invite ainsi les médias à communiquer davantage sur la question, mais aussi à « insérer gratuitement » les informations relatives aux offres et à la promotion de l’emploi. Camille Mouté à Bidias s’exprimait ainsi vendredi dernier, au cours d’un point de presse organisé à l’agence FNE du Centre. Ce, en marge de la clôture de la deuxième édition des Journées Découvertes-Emplois (JDE), déroulées du 25 au 28 avril 2017, simultanément dans toutes les 16 agences FNE du Cameroun. Bilan : 2500 offres d’emploi ont été enregistrées dans l’ensemble du pays, pour 3500 entretiens d’embauche et 400 recrutements effectifs durant les trois premières journées des JDE.
Maintenant que la vie reprend son cours normal au FNE, le DG annonce qu’il va désormais multiplier les points de presse. Parce que malgré toutes les stratégies de communication mises en place en interne, le FNE n’est pas assez consulté. « Si les gens nous connaissaient mieux, nous résorberions beaucoup plus le chômage », assure-t-il. C’est donc avec des regrets mais toujours plein de passion que Camille Mouté à Bidias explique ce qui se fait au FNE depuis sa création en avril 1990. Le Fonds a en effet célébré un an de plus la semaine dernière. L’on retient qu’en 27 ans, le FNE a accueilli près de 814 000 personnes et inséré plus de 530 000. Il a contribué à la création de plus de 68 000 entreprises, ayant offert au moins un emploi à une personne… Pour le DG, les objectifs ont été atteints à 60%, mais l’on aurait pu faire nettement mieux, si la question de l’emploi était centrale.
Camille Mouté à Bidias regrette également le fait qu’il y a trop de chercheurs d’emploi sans la moindre qualification. « Aucune entreprise n’est intéressée par le profit Licence ou Master en géographie. Mais au FNE, on accepte tout le monde à qui nous offrons gratuitement une formation professionnelle afin de pouvoir les insérer ».