camernews-rapport

Lutte contre la corruption: La CONAC publie enfin son rapport 2013

Lutte contre la corruption: La CONAC publie enfin son rapport 2013

Après un blocus d’un an, la Commission nationale anti-corruption a reçu autorisation de la présidence de publier son rapport 2013.

Le rapport sur l’état de la corruption au Cameroun en 2013 est enfin disponible. Il a été rendu public le mercredi 25 novembre 2015 lors d’une cérémonie tenue au Hilton hôtel de Yaoundé, présidée par le pasteurDieudonné Massi Gams, le président de la Commission Nationale Anti-Corruption (Conac).

Voilà environ 12 mois que ledit rapport aurait dû être publié. Transmis à l’époque à la Présidence de la République pour donner son accord avant publication, le document de 218 pages a été bloqué à Etoudi. Plusieurs informations ont circulé à propos de ce blocus. Des médias ont affirmé que certains réseaux du régime s’affrontaient afin que la Conac cesse de citer les noms des membres du sérail dans ses différents rapports, comme ce fut le cas en 2011 avec l’ancien ministre des Travaux publics, Bernard Messengue Avom.

Difficile de savoir si cette volonté a été respectée. L’instance de lutte contre la corruption a finalement reçu quitus de la Présidence de publier son rapport. La Nouvelle Expression (Lne) du 26 novembre 2015 indique«qu’en 2013, la Conac a procédé aux investigations dans un peu plus de 11 domaines. Ils portent sur la santé, l’éducation, l’infrastructure routière, la microfinance, le développement communautaire, ou l’industrie agro-alimentaire».

A en croire le président de la Conac, «les investigations  ont porté sur: l’audit du Crédit foncier du Cameroun (Cfc) ; le contrôle des faux virements  du ministère des Finances vers certains établissements de microfinance (Emf) ; l’audit administratif et financier de l’Hôpital général de Yaoundé ; les allégations de fraude fiscale à la Société anonyme des brasseries du Cameroun (Sabc) ; et le paiement des indemnisations  à Nkoteng Village (…) les allégations de malversations dans le  projet Rumpi ; les allégations de fraude dans les concours d’entrée à  l’Ecole normale supérieure (Ens) et à l’Enset de Bambili de l’Université de Bamenda ; l’électrification rurale de la ville de Lobo ; la perception et la gestion des frais de délivrance des relevés de notes et attestations de réussite au ministère des enseignements secondaires (Minesec) ; le détournement de fonds de la route Bazou-Tonga village».

La Conac a en plus dit, avoir effectué des recouvrements «Le total des sommes versées au Trésor public ou en cours de versement, à la suite des actions de la Conac s’élève en 2013 à la somme de 50,46 milliards de Fcfa», a fait savoir François Anoukaha, vice-président de l’instance.

 

camernews-rapport

camernews-rapport