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Lutte contre Boko Haram : quand l’armée fait honneur au Cameroun.

Lutte contre Boko Haram : quand l’armée fait honneur au Cameroun.

Nos soldats multiplient les actes de bravoure dans le septentrion, contre un syndicat du crime dont les ramifications pourraient se trouver dans notre territoire.
«Nous sommes ici pour affirmer notre solidarité et notre détermination à lutter vigoureusement contre Boko Haram… Le problème Boko Haram a donc cessé d’être uniquement un problème nigérian, il est devenu un problème régional sinon continental.

Nous sommes ici pour déclarer la guerre au Boko Haram.» Jamais, de mémoire de Camerounais, l’on avait entendu des paroles aussi graves de la bouche de Paul Biya. Au terme du sommet de Paris du 17 mai dernier sur la sécurité au Nigeria, le chef de l’Etat avait revêtu le treillis du guerrier.

Et il n’a pas fallu des semaines pour que sa détermination à faire échec aux forces du mal se matérialise. Selon un communiqué – chose inédite – de la présidence de la République, «sur très hautes instructions de S.E.M. Paul Biya, chef de l’Etat, chef des Armées, un important déploiement des Forces de défense est opéré en ce moment dans la partie septentrionale du Cameroun avec pour objectif de faire face à la secte islamiste Boko Haram et protéger l’intégrité du territoire national.»

Joignant l’acte à la parole, Paul Biya a donc déployé son armée tout le long de la frontière Cameroun-Nigéria. Et les échos qui nous parviennent depuis lors sont encourageants. Face à une menace asymétrique, nos soldats font preuve d’une bravoure radicale. Chaque jour qui passe, depuis lors, ils sont au front et ne font pas de quartier pour faire échec aux insurgés de la secte.
Et le résultat de cet engagement se fait déjà sentir au sein des populations, de plus en plus rassurées par la présence massive ainsi que la force de feu de leurs forces de défense.

Résultat de cet engagement inédit sous le renouveau : le peuple, comme un seul homme et indépendamment des chapelles politiques, sociales ou religieuses, salue l’initiative du chef des Armées et de ses hommes, qui viennent de la marine à la gendarmerie en passant par le Bataillon d’intervention rapide (Bir) ou les forces aériennes. Les Camerounais sont en osmose avec leur armée, dans la préservation de la paix et de l’intégrité territoriale. Désormais, il sera difficile aux crapules de franchir la frontière pour venir commettre leurs exactions en territoire camerounais.
Mais, on aurait tort de pavoiser trop tôt. Le plus grand défi, aujourd’hui, consiste à nettoyer les nids infiltrés au sein des paisibles citoyens. Quelques faits curieux permettent ainsi d’entretenir la prudence, et surtout de soupçonner la création de groupes terroristes à l’intérieur de notre pays, entretenus par des élites et qui font porter à la secte islamiste nigériane Boko Haram des crimes odieux, des prises d’otages dans l’espoir d’obtenir de fortes rançons.

Et, parce que le crime organisé peut devenir un fonds de commerce pour des gens sans foi ni loi, il est urgent de tirer certaines situations au clair. La libération, dimanche, de trois religieux occidentaux prétendument détenus par ce groupe laissent perplexe. Contrairement à son mode opératoire, Boko Haram n’a jamais revendiqué ce rapt ainsi qu’il le fit pour la famille Moulin Fournier ou pour le prêtre Georges Vandenbeusch.

De même, le mystère reste entier sur les circonstances de leur libération, au moment même où certaines élites parcouraient le Grand-Nord pour appeler à la mobilisation des populations contre le groupe fondamentaliste. En même temps, on s’interroge quant au lieu de détention des deux Italiens et de la Canadienne.

D’où cet appel républicain à la vigilance, à l’heure où nos forces de défense s’attèlent à faire échec aux forces du Mal. Il se pourrait bien que le ver soit dans le fruit, et que l’origine de l’insécurité grandissante dans le septentrion soit l’œuvre de Camerounais au-dessus de tout soupçon.

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