Lutte contre Boko Haram : les forces de défense et sécurité rassurent

Lutte contre Boko Haram : les forces de défense et sécurité rassurent

Contrairement à une certaine idée fortement répandue qui les taxait d’incompétentes, les forces camerounaises marchent littéralement sur la secte islamiste.

Il y a quelque mois, une certaine psychose s’était installée dans les régions du Nord  et de l’Extrême-Nord. Les populations redoutaient les exactions des enragés de Boko Haram qui, avaient fait du Cameroun leur base arrière. Mais depuis la déclaration de guerre de Paul Biya à Paris le 17 mai, les «Jihadistes» ont perdu pied au Cameroun.

Ce résultat est le fruit d’une opération d’envergure décidée par le gouvernement camerounais qui a ordonné le déploiement d’un impressionnant dispositif sécuritaire pour assurer la patrouille dans les zones frontalières avec le Nigeria. Le déploiement des moyens humains et logistiques sur la ligne de front permet désormais de rassurer les populations. On estime entre 2000 et 3000 hommes qui veillent au grain dans les départements du Logone et Chari et du Mayo-Sava.

Si l’on en croit le secrétaire d’État à la Défense chargé de la Gendarmerie, Jean-Baptiste Bokam «Nous (les forces de sécurités camerounaises, ndlr) ne sommes qu’au début de cette guerre et le déploiement des forces se fera de manière graduelle. Nous n’allons laisser aucune chance à Boko Haram», soutient le Sed. Le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense, Edgard Alain Mebe Ngo’o a, quant à lui, presqu’élu domicile dans l’Extrême-Nord depuis le début de l’opération.

En bon chef de guerre, il coordonne lui-même les opérations. La police joue également un rôle très important dans cette guerre sans répit contre Boko Haram, surtout dans le renseignement. Résultat des courses, la secte islamiste est en déroute. Et lorsque le président de l’Assemblée nationale énumère les exploits des forces de défense et de sécurité camerounaises lors de la libération des otages le 1er juin dernier, c’est dire combien ses hommes sont braves et efficaces. Depuis leur déploiement dans le Septentrion, la sérénité est de retour.

La peur aurait-elle changé de camp ?

Selon des informations parvenues à La Météo, le Bataillon d’intervention rapide (Bir) a infligé une autre lourde défaite à Boko Haram au cours d’une attaque le 9 juin dernier. En effet, au cours d’une offensive dans la localité de Tourou près de Mokolo, 118 membres de la secte islamiste sont tombés sous les balles de l’unité d’élite de l’armée camerounaise. Au matin du 07 juin, des membres de la nébuleuse nigériane ont également franchi la frontière au niveau de Tourou,  ignorant que le dispositif de sécurité dans cette bourgade a été renforcé. La riposte de l’armée camerounaise ne s’est pas fait attendre.

Deux corps d’assaillants ont été retrouvés, ainsi que deux armes AK47 et de nombreuses munitions. Les forces camerounaises ont aussi détruit un de leurs véhicules (pick-up). Une source militaire indique : «La secte récupère toujours ses corps et quand elle ne peut pas le faire, elle leur coupe la tête. Donc, en dehors de ces deux corps, il est probable que nous en ayons liquidé beaucoup plus». Le 1er juin, les combattants de la secte islamiste ont essuyé un sérieux revers face à l’armée camerounaise. De violents combats les ont opposés dans la zone de Dabanga, à 150 km de Maroua. Les militaires camerounais ont infligé un sérieux revers aux islamistes qui y ont perdu plus de 40 combattants.

De sources militaires, un pick-up transportant des assaillants a été pilonné. C’était la 2è fois que des insurgés d’Aboubakar Shekau tentaient de se frotter véritablement aux troupes camerounaises déployées à la frontière avec le Nigeria. Une semaine avant, une colonne d’éléments de la nébuleuse, évalués entre 700 et 1000 hommes avaient tenté une incursion dans la ville camerounaise de Limani, à environ 90 km de Maroua avant de tomber sur un détachement militaire camerounais. Déboussolés, les islamistes s’étaient retranchés dans deux villages nigérians.

 

 

camernews-Abubakar-Shekaou

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