Lutte contre Boko Haram. Cameroun: près de 500 personnes tuées par Boko Haram selon Amnesty international

Au moins 480 civils ont été tués ces douze derniers mois depuis que Boko Haram a intensifié ses attaques au Cameroun et a commencé à cibler délibérément les civils dans des attentats-suicides, selon un rapport d’Amnesty International dont APA s’est procuré une copie vendredi.

 
Ce rapport de l’Amnesty international survient au lendemain d’une attaque suicide du groupe terroriste nigérian dans la localité de Limani à l’Extrême-nord du pays, où 11 personnes ont trouvé la mort.

« Cet attentat-suicide est le dernier d’une longue série d’attaques contre les civils et témoigne une fois encore du mépris de Boko Haram pour la vie humaine. Il illustre la menace que fait peser Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun et dans toute la région du lac Tchad », a déclaré Alioune Tine, directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Selon ce responsable, « il faut que les forces de sécurité du Cameroun prennent toutes les mesures nécessaires et conformes à la loi pour protéger les civils contre de telles attaques, tout en respectant les droits fondamentaux ».

En d’autres termes, les personnes responsables d’atteintes aux droits humains et de crimes relevant du droit international doivent être déférées à la justice, et jugées équitablement en excluant la peine de mort.

De juillet 2015 à juillet 2016, Boko Haram a perpétré au moins 200 attentats, dont près de 40 attentats-suicides dans la région de l’Extrême-Nord, au cours desquels au moins 480 personnes ont été tuées.

Boko Haram a lancé sa première attaque au Cameroun le 12 juillet 2015 à Fotokol, tuant 13 civils et deux soldats.