Livre: Pour une contribution de la diaspora au développement du Cameroun

C’est la substance du livre “Diaspora camerounaise: En dehors de l’Etat, au sein de la nation” que vient de commettre en collaboration avec d’autres intellectuels le fonctionnaire international et universitaire camerounais Alain Nkoyock.

“Mobiliser les intellectuels, Camerounais pour la plupart, autour d’une réflexion collective sur le rapport entre le Cameroun et ses ressortissants éparpillés à travers le monde, répondre à la question de savoir de quelle manière nous pourrions influencer la transformation socio-économique de notre pays”. Voilà pourquoi le fonctionnaire international et universitaire camerounais Alain Nkoyock a décidé de rédiger  en compagnie d’autres intellectuels camerounais étrangers l’essai Diaspora camerounaise : En dehors de l’Etat, au sein de la nation. L’auteur espère ainsi sensibiliser aussi bien les Camerounais de la diaspora que les autorités nationales sur l’impératif ‘une organisation stratégique de leur interaction. Il appelle de ce fait la diaspora camerounaise a tirer le meilleur parti des opportunités offertes par leur pays d’implantation et à s’investir davantage dans les affaires “pour, à la longue, devenir une force incontournable entre leurs pays et le Cameroun”. Alain Nkoyock souhaite aussi que les autorités voient en la diaspora un partenaire au développement avec lequel elles peuvent compter pour ce qu’il appelle la nécessaire modernisation de notre pays. Car Alain Nkoyock a fait plusieurs constats: le grand retard que le pays accuse au niveau du développement économique, la faible influence de la diaspora camerounaise dans les pays où elle est implantée, un poids jugé “quasiment nul”. Il y a aussi la qualité de l’émigration camerounaise constituée notamment de médecins et ingénieurs plus nombreux en Europe qu’au Cameroun, l’émiettement de la diaspora en une poussière d’organisations sans lien organique entre elles, obéissant plutôt davantage aux clivages ethniques ou encore le fait que les envois de fonds de la diaspora camerounaise sont supérieurs à la totalité  de l’aide publique au développement.

Paru le 5 avril 2015, Diaspora camerounaise: “En dehors de l’Etat, au sein de la nation” a été présenté à la presse le 15 Mai 2015 à l’hôtel Sawa, à Douala. Il s’étale sur 382 pages et coûte 20 000 Francs Cfa en version imprimée. La version numérique coûte 15 000 Francs Cfa. Le livre d’Alain Nkoyock est edité par Kikiyaat Editions, un éditeur du Canada.