Lions indomptables. Les Matip, Kameni, Dongou…: Comment Hugo Broos justifie les absences

Le sélectionneur national a donné lundi dernier, des clarifications cas par cas, sur ces joueurs qui manquent à l’appel.

 
Face à la presse lundi dernier, l’entraîneur des Lions Indomptables n’a pas seulement justifié le choix de ses 23. Même si déjà, le technicien belge déclare avoir prévenu la plupart des cadres qu’ils ne seraient pas de la partie, Hugo Broos a également donné des clarifications sur les cas de certains joueurs jugés cadres, et qui ne figurent pas dans la liste qu’il a publiée. A l’instar des frères Matip, d’Idriss Carlos Kameni, Ibrahim Amadou, Jean Marie Dongou,…

Sur l’absence des cadres

«Le grand travail a été fait : on est qualifié pour la Can 2017. Je ne m’attendais pas à ce qu’on soit dans cette position avant le match contre la Gambie. Pour ces deux matchs qui arrivent (Gambie et Gabon, Ndlr.), j’ai l’occasion de faire jouer des joueurs qui n’ont pas été très utilisés lors des derniers matchs, mais cela me permet aussi de faire des expériences», a expliqué le patron de l‘encadrement technique. «J’ai téléphoné à tous les joueurs que je n’ai pas appelés. Ce sont des joueurs qu’on connait très bien. Je connais leurs qualités. Mais je veux vraiment utiliser ces deux matchs pour essayer certaines choses avec de nouveaux joueurs….C’est pourquoi je n’ai pas convoqué Mbia, Nkoulou, Zoua, Mandjeck, Ndy-Assembe etc.».

Les cas Matip

«Il y a des joueurs qui n’ont pas voulu venir jouer ces matchs contre la Gambie et le Gabon. Ils ont leurs raisons, mais ça montre aussi que si ces gens ne sont pas là, c’est une bonne chose. Ça veut dire qu’ils n’ont pas la volonté nécessaire. Je parle ici notamment des frères Matip. Les frères Matip ne sont pas là. Joël Matip, je l’ai appelé 15 fois peut-être, je lui ai fait des messages, mais il n’a jamais donné de réponses. Marvin Matip lui, a préféré rester en club….S’ils veulent venir jouer avec le Cameroun, qu’ils m’appellent et qu’ils me disent : coach, je suis prêt…», a-t-il martelé.

A propos d’Ibrahim Amadou

«J’ai contacté Amadou de Lille. Premièrement, il m’a dit qu’il devait parler avec sa famille, puis il a dit qu’il y avait sa blessure. Mais je vois qu’il a déjà joué deux matchs avec Lille (en championnat, Ndlr.). Or il trouve que c’est encore trop tôt pour lui de venir jouer avec le Cameroun», rapporte-t-il.

Quid de Carlos Kameni ?

«Je sais qu’à un moment, la situation était un peu désagréable pour Kameni. On ne l’avait pas convoqué pour le match contre la Mauritanie. Donc avec la suspension pour indiscipline d’André Onana, je lui ai téléphoné pour lui demander s’il pouvait venir ; parce que je sais que ce n’est pas très bien de faire sans Kameni : d’abord il n’est pas convoqué, ensuite, lui demander s’il peut revenir. Mais il m’a confirmé qu’il accepte de répondre à la convocation. Alphonse (Tchami, Ndlr.) a tout réglé. Il a dit qu’il sera là», se souvient-il. Sauf que, «après on n’a plus eu des nouvelles de lui, jusqu’à ce qu’il nous informe que son fils a été hospitalisé. J’ai dit que je comprends ça. Mais c’est une politesse de téléphoner pour dire : coach, voici la situation, je ne vais pas pouvoir venir. J’aurais respecté cela.».

Dongou aurait pu…

Ayant volontairement choisi de rester loin de la sélection nationale ces dernières années, Hugo Broos avait prévu d’aller à la rencontre de Jean Marie Dongou, lors d’un match de son club en championnat d’Espagne, Saragosse. Mais u incident est survenu. Conséquence, le tacticien n’a pas eu l’occasion de le (re)voir à l’œuvre, et pire encore. «C’est un peu malheureux pour Dongou. Le jour où on a voulu voir Dongou, il s’est blessé (déchirure du ligament latéral du genou, Ndlr.) la veille du match. Il est out pour les deux matchs de septembre, mais aussi pour le match contre l’Algérie (de la première journée des éliminatoires du Mondial 2018, en octobre, Ndlr.). C’est vraiment dommage», a regretté l’entraineur.