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Libération de Thierry Atangana et Titus Edzoa: Issa Tchiroma Bakary monte au créneau

Libération de Thierry Atangana et Titus Edzoa: Issa Tchiroma Bakary monte au créneau

Le ministre camerounais de la communication, lors d’une sortie médiatique, a déclaré que les deux ex-prisonniers sont des prédateurs de la fortune publique.

Issa Tchiroma n’a pas du tout été tendre envers tous ceux qui ont, un tant soit peu, mis la main dans les caisses de l’Etat. L’Opération Épervier va se poursuivre malgré la libération de certains prévaricateurs. Il n’est pas question de s’arrêter en si bon chemin. Lors de la conférence de presse donnée ce mardi 25 février 2014 à Yaoundé, l’on a appris que 24 000 prisonniers sont concernés par la grâce présidentielle. En décidant de libérer Michel Thierry Atangana Abéga et Titus Edzoa, le Président de la République n’a cédé à aucune pression venant de la France. Selon le ministre de la Communication, l’Etat français soutient notre gouvernement dans ses efforts de lutte contre la corruption.

Comment Paris peut-il vouloir une chose et son contraire? Cela est tout à fait inexplicable. La libération d’Atangana Abéga et de son compère Edzoa, est le fruit de la pitié du Chef de l’Etat camerounais à l’endroit de ses compatriotes. Même comme beaucoup de délinquants économiques vont bénéficier de la grâce présidentielle, on ne peut pas dire que le Président Paul Biya va baisser la garde devant les pratiques antipatriotiques. Il reste fidèle à sa politique d’assainissement.

Issa Tchiroma a soutenu que la prochaine grâce présidentielle interviendra peut-être dans 50 ans. Le ministre de la Communication (Mincom) a déploré le manque de chauvinisme chez les journalistes camerounais. Chaque fois que leur pays est acculé, au lieu de le défendre, ils le mettent plutôt sur le banc des accusés.

Issa Tchiroma a également souligné que le gouvernement a tout mis en œuvre pour assurer la réinsertion professionnelle de tous les ex-détenus. Le régime en place reste attentif à toutes sortes de sollicitations. Pour ce qui est des plaintes déposées en Hexagone par Titus Edzoa et Thierry Atangana, contre certaines hautes personnalités de la République, le ministre Issa Tchiroma a signalé que le Cameroun reste serein.

Les deux individus cités plus haut, ont bel et bien le droit de porter plainte. En ce qui concerne les indemnités que l’Etat du Cameroun devrait verser à Edzoa et son co-accusé, le Mincom a précisé qu’il n’en sera jamais question. Les deux ex-prisonniers ont été graciés et non acquittés. Ils ne sauraient donc engager des poursuites judiciaires contre le Cameroun.

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