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Libération de Lydienne Eyoum: «C’est d’abord la victoire d’une femme», déclare le Sénateur français Jean-Yves Leconte

Libération de Lydienne Eyoum: «C’est d’abord la victoire d’une femme», déclare le Sénateur français Jean-Yves Leconte

Le Sénateur représentant les Français établis hors de France a fait parvenir une correspondance dans laquelle il étale ses émotions par rapport à la libération de l’avocate franco-camerounaise.

Il y a quelques jours, le magazine Jeune Afrique relayait l’information selon laquelle Me Lydienne Eyoum cherche le moyen pour remercier le Président de la République, Paul Biya, de la grâce présidentielle qui l’a conduite hors de la prison centrale de Kondengui à Yaoundé. La rédaction de Cameroon-Info.Net a reçu la correspondance signée de Jean-Yves Leconte, le Sénateur représentant les Français établis hors de France. Celui-ci livre son point de vue sur la libération de l’avocate dont il affirme avoir été de ceux qui ont œuvré du côté des Français pour aboutir au résultat aujourd’hui connu.

«La libération du 4 juillet 2016 de Maître Lydienne Eyoum avocate franco-camerounaise, emprisonnée au Cameroun pendant plus de 6 ans, fut un moment de bonheur. Un bonheur partagé par l’ensemble de ceux qui se mobilisèrent en sa faveur depuis de nombreuses années. D’abord son mari Michel Loyse, ses deux avocats Maître Caroline Wasserman et Christian Charrière-Bournazel, nos deux Ambassadeurs aux droits de l’homme François Zimmeray et Patrizianna Sparacino-Thiellay, notre Ambassadrice au Cameroun Christine Robichon et son prédécesseur Bruno Gain, Marc Nzoumba et l’équipe SOS Racisme Cameroun, nos deux consuls Astride Cheminel et Bertrand Caillaud».

Le Sénateur des Français établis hors de France déclare qu’outre autres points essentiels, la libération de l’avocate, «c’est d’abord la victoire d’une femme, de sa dignité, de son humilité tout au long de sa captivité. Toujours combattante, alerte, digne. À l’écoute de ceux qui venaient la rencontrer dans cette prison mouroir de Kondengui. Comprenant que la réalité du temps à l’extérieur de sa prison imposait malheureusement de la patience, de la confiance, lorsque nous lui disions que nous avions bon espoir de mettre fin à sa détention. Détention, qualifiée d’arbitraire par le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies».

Et, au sujet des remous qu’a suscités cette grâce présidentielle, Jean-Yves Leconte déclare: «je sais combien cette grâce est l’objet de vives polémiques au Cameroun, en raison de l’implication de la France pour cette libération. J’ai vu nombre de prises de position dans la presse, dont la tribune de l’avocat camerounais de Lydienne Me Black Yondo. Personne n’a probablement mieux exprimé que lui ce que pourraient penser aujourd’hui ceux qui se sont mobilisés pour la libération de Me Eyoum».

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