L’histoire des appels tribalistes,Ucac: Mgr Tonyè Bakot à l’époque grand chancelier de cette initiative, critiqué

L’histoire des appels tribalistes,Ucac: Mgr Tonyè Bakot à l’époque grand chancelier de cette initiative, critiqué

Monseigneur Simon Victor Tonye Bakot, ancien archevêque de Yaoundé, à l’époque grand chancelier de l’université catholique d’Afrique centrale (Ucac) a été critiqué en juin 2012. C’était après la publication d’un courrier qu’il avait rédigé et qui s’adressait au doyen de la Faculté des Sciences sociales et de gestion de l’Ucac. Le courrier adressé le 12 juin 2012 au révérend Martin Briba, le doyen de la Faculté des Sciences sociales et de gestion de l’Ucac, portait sur les statistiques des étudiants et des enseignants de la Faculté des Sciences sociales et de gestion de cette université.

L’ancien archevêque de Yaoundé, qui a renoncé à sa charge épiscopale depuis le 29 juillet 2013, ne s’était pas arrêté sur un critère « objectif » pour établir ses statistiques. Le prélat avait préféré se focaliser sur un critère « tribal» à travers lequel il a affirméque l’Ucac était « pleine de ressortissants de l’Ouest », au détriment d’autres régions du Cameroun.

« Liste des étudiants à Ekounou par région :
Centre 194,
Est 9,
Littoral 214,
Nord 32,
Nord Ouest et Sud –Ouest 36,
Sud 115 et Ouest 214.

Comment se fait-il que la seule région de l’Ouest compte près de 60% à Ekounou ? Est-ce parce qu’ils embrassent les filières scientifiques et commerciales plus que les autres ou bien parce qu’ils bénéficient d’un traitement de faveur ou est-ce parce qu’ils trichent ?», s’interrogeait ainsi l’ancien archevêque de Yaoundé.

Le communiqué du prélat ajoutait : « Autant de questions qu’on se pose quand on observe le poids écrasant des étudiants de l’Ouest. Un ancien très curieux donnait un cours dans une salle de classe il y a quelques années.Il lui fut donné de constater que sur les 42 étudiants qu’il avait en face de lui,30 venaient d’un seul département : Bafang (Ouest)».

L’ancien archevêque concluait ainsi son courrier en demandant du doyen de la Faculté des Sciences sociales et de gestion, de doubler de vigilance pour que de telles « choses » ne se reproduisent plus à l’Ucac.

La société, les hommes politiques, les universitaires et d’autres observateurs avertis n’ont pas manqué de saisir l’opportunité pour démontrer que les révélations faites par ce prélat étaient d’origine tribale, haineuse et graves pour la coexistence de la paix sociale et l’Unité nationale au Cameroun.

L’ancien archevêque de Yaoundé n’a fait aucune sortie pour s’expliquer. Quelques responsables de l’archidiocèse l’ont soutenu en disant que ce travail avait été recommandé par la hiérarchie. Mgr Tonyè Bakot était déjà en mars 1987, aux côtés d’une cinquantaine de prêtres de l’archidiocèse de Douala, signataire d’un mémorandum adressé au Vatican contre la nomination de Mgr Simo, un évêque originaire de la région de l’Ouest.

 

 

camernews-Tonye-Bakot

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