Les Salaire des magistrats municipaux en bonne voie

Les magistrats municipaux font pression pour que le problème trouve une issue rapide.

En tournée parlementaire du 13 au 15 juillet dernier, les sénateurs du Nord-Ouest ont été interpellés par les maires sur ce que fait le Sénat pour l’aboutissement des textes de loi sur le salaire des magistrats municipaux. Dans la région du Sud-Ouest, c’est durant la tenue de l’assemblée générale de l’antenne régionale de leur association, Communes et villes unies du Cameroun (CVUC), vendredi 17 juillet dernier, que les édiles de cette région ont aussi posé le problème. Rappelant que la rémunération des maires et de leurs adjoints est contenue dans les dispositions de l’article 67 de la loi n°2004/018 du 22 juillet 2004 fixant les règles applicables aux communes. En d’autres termes, il s’agit d’un problème qui concerne toutes les 360 communes du pays.

En avril 2014, répondant à une question orale à l’hémicycle de Ngoa-Ekellé, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, René Emmanuel Sadi, précisait que le gouvernement allait inscrire au budget 2014, dans le cadre de la Dotation générale de la décentralisation, des crédits pour la prise en charge de la rémunération des magistrats municipaux. «Cette question trouvera dans les plus brefs délais, une solution appropriée, dès que les textes réglementaires nécessaires seront pris », poursuivait alors le Minatd. Plus d’un an après, des sources proches du Minatd, révèlent que la question du salaire des maires et de leurs adjoints est en voie de connaître une issue. La préparation du projet de décret d’application y relatif « est achevée depuis plusieurs mois et le texte est déjà acheminé à la sanction de la haute hiérarchie », affirme un responsable proche du dossier. Un message qui passerait visiblement, rien qu’à voir le déploiement et l’engagement mis par les sénateurs du Nord-Ouest pour rassurer les maires de cette région. Ou encore la prise de position ferme des maires du Sud-Ouest, la semaine dernière, rejetant toute idée d’entrée en grève comme moyen de pression afin que la solution à leur problème de salaire soit trouvée.