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Les réformes explosent le fichier des impôts, de 2500 à 96 791 contribuables en 18 mois

Les réformes explosent le fichier des impôts, de 2500 à 96 791 contribuables en 18 mois

Le 12 mars 2014 à Douala, face aux opérateurs économiques invités à un dîner-débat organiser par le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam), Modeste Mopa (photo), le directeur général des impôts du ministère des Finances, avait fait une révélation de taille sur les pratiques en matière fiscale au Cameroun. En effet, alors qu’un recensement de l’Institut national de la statistique (INS) dénombrait environ 98 000 entreprises en activité sur le territoire camerounais, le fichier des impôts, lui, n’affichait qu’environ 2500 personnes physiques et morales, avait indiqué le DGI.

Au sortir de la réunion de coordination de la DGI tenue le 16 octobre 2015 à Ebolowa, dans la région du Sud, l’administration fiscale camerounaise a annoncé un fichier de 96 791 contribuables à fin septembre 2015. Calculette en main, entre l’annonce de mars 2014 à Douala et septembre 2015, soit 18 mois plus tard, la DGI a recruté plus de 95 000 nouveaux contribuables.

A l’origine de cette performance, souligne-t-on à la DGI, les réformes initiées sur la période considérée. Il en est ainsi de l’assainissement du fichier ; la sécurisation des recettes ; la création des Centres des impôts des moyennes entreprises (CIME), pour un suivi plus accru et plus efficace des moyennes entreprises du pays (les PME constituent 80% des entreprises du Cameroun) ; la simplification des procédures de payement des impôts, avec notamment l’introduction de pratiques telles que la télé-déclaration ou encore le mobile paiement pour ce qui est de la taxe foncière, etc.

Du fait de l’élargissement de l’assiette fiscale consécutive à certaines de ces réformes, la collecte des recettes s’en trouve améliorée. Pour preuve, sur un objectif de 1600 milliards de francs Cfa fixé à la DGI en 2015, cette administration a déjà collecté 1300 milliards de francs Cfa à un trimestre de la fin de l’année budgétaire 2015. Qui plus est, la DGI vient de lancer une opération de recouvrement forcé, afin de récupérer auprès de certaines entreprises, environ 50 milliards de francs Cfa représentant les retenues de TVA non reversées à l’administration fiscale.

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