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Les organisations de la société civile (OSC) demandent l’humanisation de la lutte contre Boko Haram

Les organisations de la société civile (OSC) demandent l’humanisation de la lutte contre Boko Haram

Au moins trois organisations appellent au respect et à la protection des droits de l’Homme dans le combat contre la nébuleuse terroriste.

Dans une lettre adressée au Président de la République du Cameroun, le Réseau des défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) dénonce la barbarie, l’inhumanité, les injustices et autres abus enregistrés dans la lutte contre Boko Haram, peut-on lire dans Le Messager du mardi 29 novembre 2016.

En effet, rappelle les OSC, en 2014, lors des opérations de ratissage et de bouclages des villes de la Région de l’Extrême-Nord par les forces armées camerounaises, au moins 50 personnes avaient trouvé la mort, asphyxiées dans le local dans lequel elles avaient été enfermées. 25 autres sont mortes dans les locaux de la gendarmerie de Maroua. Aussi, l’identité des 25 personnes décédées dans la légion de gendarmeries n’a pas été communiquée aux familles, encore moins les causes de leurs décès et le lieu de leur sépulture, entre autres.

Selon le rapport 2016 d’Amnisty International de 2016, le 19 novembre 2014, l’armée camerounaise a mené des perquisitions et arrestations suite à des accusations selon lesquelles le village Bornori abriterait un camp d’entrainement de Boko Haram. Ladite opération s’était soldée par au moins 7 homicides illégaux et des actes de tortures, souligne le journal.

Au vu de toutes les entraves au respect des droits de l’Homme dans le cadre de la lutte contre Boko Haram, les OSC auteures de la missive à Paul Biya, souhaitent une mise en place d’une commission d’enquête indépendante inclusive destinée à faire la lumière dans les cas précédemment évoqués.

En plus de cela, «que des directives claires et officielles soient prises afin qu’il n’y ait pas d’ambiguïté sur l’impératif du respect des droits et libertés fondamentaux aussi bien en temps de guerre qu’en temps de paix. Il est de ce fait inadmissible que le Cameroun, sous prétexte de la lutte contre Boko Haram, glisse inexorablement de la présomption d’innocence, à celle de culpabilité», peut-on lire dans le journal.

 

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