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LES JOURNALISTES CAMEROUNAIS RÉAGISSENT À LA TUERIE DE CHARLIE HEBDO

LES JOURNALISTES CAMEROUNAIS RÉAGISSENT À LA TUERIE DE CHARLIE HEBDO

12 français ont péri dans une tuerie qui s’est produite le mercredi 07 janvier à Paris dans la salle de rédaction du journal satirique Charlie hebdo.

Les journalistes assassinés comprennent Charb, le directeur de la publication, les dessinateurs Cabu, Wolinski, Tignous, Honoré et Riss, les rédacteurs Laurent Léger, Fabrice Nicolino et Philippe Lançon. L’économiste Bernard Maris et  les chroniqueuses Sigolène Vinson et Elsa Cayat.

Certains journalistes camerounais ont eu la chance de travailler avec quelques-uns de ces caricaturistes. Ils ont exprimé leur solidarité et leur compassion dans leurs témoignages. La directrice du festival de caricature de Yaoundé (Fescary), Léontine Babeni, est de ceux-là. Pour elle, c’est un nouvelle choquante, très dure  quand l’on ne s’attend pas à voir des personnes que l’on a rencontrées, connues et reçues au Cameroun, avec qui on a partagé des choses, mourir sans être malades.

Ainsi témoigne Mme Léontine Babeni,  Géorge Wolinski  a été la première personne qu’elle a invitée au premier festival de Fescary en 1998. C’est lors de cette première édition qu’elle a constaté qu’il y avait près de 40 dessinateurs au Cameroun. Il  avait prouvé qu’on pouvait vivre de son art, changer la société à travers ses dessins.

« Je suis réellement attristé par ce drame. Je connaissais particulièrement  Géorge Wolinski qui a été au Cameroun et avec qui j’ai beaucoup sympathisé et travaillé. Wolinski,  m’a laissé une très belle impression à cette époque-là. Je garde de cet ainé l’image de quelqu’un de très  professionnel », a déclaré Rectin Augustin Ndjoa, caricaturiste à Cameroon tribune.

« La mort de ces 12 personnes dont 10 journalistes est un drame très troublant car ce sont des personnes proches de nous de par leur profession. La scène s’est passée dans une salle de rédaction. Le journalisme n’est-il pas un métier dangereux? En même temps, ce genre d’événement nous emmène à nous remettre en cause dans notre manière de travailler et dans nos choix. En tant qu’être humain on est choqué et on ne peut pas rester indifférent face à cette situation », dit Madeleine Soppi Kotto, grand reporter de la Crtv-radio.

« Je condamne avec la dernière énergie cet acte terroriste perpétré sur des journalistes français. Je compatie en tant que journaliste car ça aurait pu être moi. Aujourd’hui ce sont des journalistes français qui paient le lourd tribu à leur passion pour leur métier, demain ou après-demain ça sera peut-être le tour des journalistes américains ou africains. C’est un acte que je peux qualifier de barbare », a confié, Irène Ndzana Fouda, journaliste à la CRVT- Radio.

De l’avis de la journaliste du Messager, Florette Manedong, ce deuil national que porte la France est une grande peine pour le monde en général et la presse en particulier. C’est un acte barbare à condamner car un tel acte fait froid au dos.

 

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