Les hépatites virales, la drépanocytose… des fardeaux pour les familles

Depuis 2013, le coût du traitement des hépatites virales B et C Delta au Cameroun sera désormais de 2.736.000 Fcfa contre 5.468.000 Fcfa jusqu’en 2012.

Cette baisse du coût du traitement a été rendue possible grâce à une convention signée entre les laboratoires Hoffmann-La Roche et le gouvernement camerounais à travers le ministère de la Santé publique. Un effort important mais qui s’avère jusqu’ici comme un grain de sel dans la mer. Les hépatites virales sont un véritable problème de santé publique au Cameroun. Selon les enquêtes épidémiologiques, environ 13% de Camerounais, souffrent de l’hépatite C et 10% de l’hépatite B. c’est plus de deux millions de personnes sur une population estimée à environ 20 millions d’habitants. Près des trois quarts de ces personnes vivent en-deçà du seuil de pauvreté. L’hépatite se définit comme une maladie causée par un virus et qui attaque le foie en provoquant son inflammation. Elle se développe de manière silencieuse. Généralement au Cameroun, le malade ne se rend à l’hôpital que lorsqu’il a atteint la phase des complications avec

une cirrhose ou un cancer du foie.
Les chiffres disponibles indiquent que 1 à 2% de la population camerounaise est homozygote SS alors que 20 à 30% est hétérozygote AS, donc porteur des gênes à l’origine de la maladie chez la progéniture. Des chiffres qui peuvent être plus importants si l’on les prend par localité. Les zones urbaines enregistrent un pourcentage élevé d’enfants en consultation pour drépanocytose. Cette maladie change la forme des globules rouges et ceux-ci altèrent la circulation du sang, obstruant ainsi les veines. Les organes ne reçoivent plus normalement l’oxygène. Le sujet est moins résistant au paludisme. Comme le vih/sida, l’hémophilie, ces deux maladies sont des fardeaux pour les ménages. Elles sont incurables et les examens prénuptiaux peuvent aider à les prévenir.