Les extorsions via le transfert font rage

De nombreux usagers se plaignent d’être victime de la duperie des calls boxeurs en achetant du crédit de communication.

La pratique est devenue monnaie courante. En cette période de vacances, faire un transfert de crédit de communication n’est pas toujours chose aisée. Avec la multiplication des vendeurs ambulants de crédit de communication communément appelé call boxeur, le mal ne cesse de gagner du terrain dans la ville de Yaoundé. « Dans l’urgence j’ai fait un transfert de crédit de 500 F CFA, seulement le vendeur ne m’a envoyé que 100 F CFA. Ce n’est qu’après quelques secondes de communication que je constate que mon compte est vide », relate Emile. La victime qui ne comprend pas ce qui lui arrive, vérifie ses messages. Contre toute attente, le commercial dans un magasin au marché Mokolo, se rend compte qu’il a été dupé. Du retour sur lieu d’achat, le jeune homme cherche désespérément son call boxeur. Hélas, ce dernier est introuvable. A l’exemple d’Emile, plusieurs personnes avouent avoir été victimes, des

procédés malhonnêtes des vendeurs de crédit téléphonique. D’après les plaintes recensées par votre reporter, les forfaits commis sont imputables pour la plupart aux mauvaises intentions de vendeurs ambulants. « De fois, il t’embrouille, quand tu sollicites un transfert d’un montant important comme 5000 F CFA, sachant que le client est de passage, il t’envoie un montant largement inférieur à la demande. Ce dernier n’ayant pas le réflexe d’interroger son compte, se contente plutôt d’avoir reçu le message», explique un commerçant qui s’est installé en bordure de route. D’après lui, ces commerçants d’un autre genre écument les gares routières, les marchés et les carrefours où se grouillent du monde, et servent de leur mobilité pour arnaquer. L’envoi des messages dépourvus d’unité, ou pourvus d’un crédit insuffisant est entre autres leur mode d’action. «Ces derniers tant qu’ils ne sont aussitôt pris la main dans le sac, renient généralement en bloc toutes les accusations dont ils font l’objet », renchérit-il. Une attitude que condamnent, les vendeurs ayant un comptoir, tout en conseillant aux clients de toujours vérifier le compte principal après un achat de crédit pour être à l’abri d’une éventuelle arnaque.