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Les Detracteurs de Laurent Esso confondus

Les Detracteurs de Laurent Esso confondus

La condamnation du directeur général Pad vient aussi mettre en lumière une gosse ficelle paranoïaque. Celui qui pourrait finalement se retrouver derrière les barreaux en cas de récidive, pendant la période de sursis, devra donc rendre les armes, et surtout faire amende honorable auprès l’actuel ministre de la Justice, Laurent Esso, qui lors du déclenchement de l’affaire occupait les fonctions de secrétaire général de la présidence de la République (Sg/Pr). M. Esso avait, en sa qualité de président du conseil d’administration de la Société nationale des hydrocarbures (Snh), saisit le délégué général à la Sûreté nationale (Dgsn) afin de faire identifier les auteurs de ce qu’il qualifiait alors de «faux document» portant sa signature.

Daté du 20 juin 2008, ce sulfureux courrier demandait à l’administrateur-directeur général de la (Snh), Adolphe Moudiki, de payer une commission globale de 1,342 milliard de francs à MM. Dooh Collins, Antoine Bikoro Alo’o et Dayas Mounouné, respectivement consultant, directeurs généraux du Chantier naval et du Pad, dans cadre de l’acquisition d’un bateau-hôtel dénommé Rio del Rey par la Snh et destiné aux forces armées camerounaises.

Après s’être longtemps débattu comme un beau diable, accusant Laurent Esso de l’avoir fait partir du Pad, l’homme aux grosses lunettes fumées a fini par être confondu par ses comparses qui l’ont désigné comme étant le faussaire en chef. C’est encore lui qui, dans sa haine viscérale et son plan machiavélique, financera des insertions publicitaires dans des journaux triés sur le volet, avec pour condition la publication de la lettre présumée accablante et grossièrement truquée.

Laurent Esso, plutôt que de suivre le comploteur Etoundi Oyono dans son étourderie vengeresse, a, avec les prérogatives que lui offrait la fonction, demandé que certains individus soient identifiés par la police pour que la vérité éclate. Jusqu’à sa condamnation, la ligne de défense choisie par Emmanuel Etoundi Oyono aura été le dilatoire. Aujourd’hui couvert d’opprobre, publiquement humilié, il devra avoir le courage de présenter ses plates excuses non seulement à Laurent Esso, mais également au peuple camerounais pour parjure.

Ce ne sont pourtant pas les occasions de rachat qui auront manqué, depuis le début du feuilleton judiciaire. Particulièrement ces derniers mois, alors que le glaive de la justice avançait inexorablement. On apprend ainsi que le président de la République, en personne, par l’entremise de son d’état-major particulier, le général de brigade Amougou Emmanuel, aurait approché l’intéressé pour lui suggérer de présenter des excuses au garde des Sceaux. Les mêmes conseils lui ont été prodigués par le président du Ngondo, mais l’orgueilleux légendaire est resté fermé.

Voici une dizaine de jours, Emmanuel Etoundi Oyono, sentant sa perte prochaine, a pris l’avion pour Paris avec l’intention d’aller pleurer ses propres turpitudes auprès du chef de l’Etat. Mais Paul Biya, pris passablement agacé par son entêtement, l’aurait plutôt fait recevoir par son conseiller aux affaires juridiques, Jean Foumane Akam. Un geste de dépit présidentiel, à l’endroit de celui qui au Pad depuis le 27 mars 2012, après avoir occupé le  même poste entre 2005 et 2008.

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