camernews-justice-verdict

Les avocats créent un réseau pour l’abolition de la peine de mort au Cameroun

Les avocats créent un réseau pour l’abolition de la peine de mort au Cameroun

L’objectif escompté par ces avocats membres du barreau du Cameroun est d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur le droit à la vie des personnes traduites devant la justice.

Ils sont membres du barreau du Cameroun. Actuellement au nombre de cinquante, des avocats viennent de mettre en place un réseau pour lutter contre la peine de mort au Cameroun.  Baptisé Réseau des Avocats du Cameroun (RACOPEM), le quotidien Le Jour édition du 10 octobre 2016 souligne que son but entre autres est «de promouvoir le respect des droits des personnes traduits devant la justice».

Ledit réseau compte antennes à savoir celle du Nord-ouest, de l’Ouest, du Littoral, du Centre et de l’Adamaoua. Réunis le 6 octobre dernier à Yaoundé en prélude à la journée mondiale contre l’abolition de la peine de mort qui se célèbre ce jour, les membres du RACOPEM ont expliqué le bien-fondé de leur réseau. «Nous voulons surtout interroger nos dirigeants sur l’efficacité et l’opportunité de la peine de mort parce que nous estimons que personne n’a le droit d’ôter la vie à une autre personne. Nous avons également remarqué que, dans plusieurs procès en justice, des gens sont condamnés à des peines de mort alors qu’il y a eu des violations graves de leurs droits dans la procédure», a déclaré Chantale Victorine Edzengte Modo la coordonnatrice du RACOPEM dans la Région du Centre.

Avocat au barreau du Cameroun Me Laminou qui exerce à Maroua a à son tour déclaré que «la question de la peine de mort doit interpeller. Je suis à Maroua, où il y a actuellement 119 personnes condamnées à mort dans le cadre de la lutte contre Boko Haram. Mais ces gens sont souvent condamnés sans que leurs droits soient pris en compte par la justice». Il est à préciser que le RACOPEM propose à la place de la peine de mort, des travaux forcés ou des condamnations à vie.

Cependant il faut indiquer que la peine de mort n’a pas été pratiquée au Cameroun depuis plusieurs années.

camernews-justice-verdict

camernews-justice-verdict