camernews-

L’embargo persiste au port en eau profonde de Kribi

L’embargo persiste au port en eau profonde de Kribi

Parce que plusieurs jeunes de la ville n’ont toujours pas été embauchés par les
responsables dudit chantier, une grève accompagnée de destruction de biens, a été
orchestrée.
C’est un mouvement d’humeur très perturbateur qui a été orchestré au chantier du port
en eau profonde de Kribi depuis le 30 janvier. Les travaux de construction de ce nouveau
port qui devra desservir plus de la moitié des cargaisons arrivant vers le Cameroun
viennent de prendre un sacré coup. Les engins et appareils mécaniques affrétés pour la
poursuite des travaux ont été “pris en otage” par les populations sous l’aval des autorités
traditionnelles. Ces dernières qui estiment que leur jeunesse a été lésée et délestée de
tout privilège, notamment l’emploi dans ce chantier qu’abrite leur ville, ont donné leur
approbation quant à ces grèves.
Pourtant, un nouveau stock de matériel et une cargaison de véhicules de
www.carmudi.cm,  à destination de certains cadres, ont été stoppés par les jeunes de
Kribi. “ On nous a menti ! On nous a fait croire que 75 % d’employés de ce chantier
devait être de notre localité mais aujourd’hui quand on regarde, c’est tout le contraire !
C’est à peine si 10 % d’enfants de Kribi sont embauchés ici […] Et pour marquer notre
mécontentement, on bloque tous ces véhicules”, a clamé un jeune très en colère.
Le jeudi 29 janvier, le chef traditionnel avait pourtant saisi le préfet du département de
l’Océan pour lui faire part de la situation. D’après ce dernier, l’administration qui n’est
pas restée insensible à ces maux de la jeunesse s’y impliquera davantage afin de “faire
justice”. L’entreprise chinoise, maître d’ouvrage de ce chantier de Kribi serait le principal
fauteur de cette crise. N’ayant pas tenu compte de certains points de cette clause, ils ont
contracté plus de manœuvres venus d’autres ville que de Kribi. Les autorités locales ont
promis que les véhicules confisqués de carmudi.cm tout comme le matériel technique
seraient restitués. Pour l’heure, les négociations suivent leur cours et le chantier de Kribi
reste en pause.
Gaspard Ngono

Journaliste
Douala – Cameroun
camernews-

camernews-