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LE TEMPS DE L’URGENCE…

LE TEMPS DE L’URGENCE…

La guerre que nous menons en ce moment dans la partie extrême Nord de notre pays n’est en principe pas la notre puisqu’elle tire son origine dans les tensions interreligieuses que connaît notre voisin nigérian depuis son accession à l’indépendance. Quand on a dit ça, on ne peut omettre le fait que cette guerre est aujourd’hui devenue la notre en raison de l’implication de plus en plus réelle de certains de nos compatriotes que la pauvreté et le désoeuvrement ont poussés entre les mains des groupes fondamentalistes depuis plusieurs années.

ET C’EST À CE NIVEAU QUE RÉSIDE INCONTESTABLEMENT LA FAUTE DE L’ETAT CENTRAL :

• Lui qui n’a pas comprit l’urgence d’investir massivement dans des chantiers structurants importants pouvant permettre de développer les régions septentrionales en même temps qu’ils occuperaient les centaines de milliers de ses fils.

• Lui qui n’a pas anticipé sur la recrudescence du conflit nigérian en ne mettant en place depuis des années des forces militaires adaptées au conflit asymétrique auquel nous sommes confronté actuellement…

• Lui qui n’a pas aidé au renforcement de la cohésion nationale en établissant dans ces régions là un véritable renouvellement des élites dirigeantes, laissant s’installer des véritables baronnies détestées par la masse populaire.

Aujourd’hui le Cameroun se retrouve confronté à cette menace qui est en train d’affecter durablement son développement. Nous sommes en train de fournir un effort de guerre qui a un coût financier. Des dépenses non prévues qui ont déjà eu pour conséquence directe l’augmentation du prix du carburant à la pompe.
Nous serons très bientôt, si ce n’est pas déjà le cas, soumis à de graves problèmes alimentaires car nous subissons malgré nous l’arrivée sur notre sol tous les jours de milliers de populations en provenance de pays en crise (Rca et Nigeria).
Nos propres populations se déplacent vers des zones réputées plus sures, abandonnant maisons et champs. L’économie de la partie nord du pays étroitement lié au Nigeria et au tourisme est en berne. La pauvreté avance avec le risque qu’elle pousse encore d’avantage les populations entre les mains des fondamentalistes financés depuis l’étranger…

Qui va payer la note ????

A coup sûr le peuple camerounais.

Des mesures urgentes doivent êtres prises à commencer par le retour au Cameroun du président Biya dont l’opinion nationale a déjà beaucoup de mal à comprendre qu’il puisse se trouver en vacances en Suisse au moment où son pays fait face à divers menaces : Boko Haram, Ebola et autres.

EN ATTENDANT DE PARLER DU TEMPS DE L’EMERGENCE, IL FAUDRAIT DÉJÀ PASSER À CELUI…DE L’URGENCE