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Le SDF dénonce l’arrestation et prend acte de la libération de Ahoua Don Mello

Le SDF dénonce l’arrestation et prend acte de la libération de Ahoua Don Mello

Monsieur Ahoua Don Mello,  ancien ministre de l’équipement et porte-parole du dernier gouvernement de l’ancien président  ivoirien  Laurent Koudou Gbagbo,  a été arrêté  à l’aéroport international de Douala, au Cameroun dans la nuit de mercredi 11 au jeudi 12 juin 2014 par la Direction générale de la recherche extérieure(Dgre) et remis à la police de l’aéroport. Détenteur d’un passeport du Haut commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés(Hcr)),  le Dr Ahoua Don Mello s’apprêtait à embarquer sur un vol de la Royal Air Maroc aux alentours de 2H30 du matin.

Selon certaines sources, il serait recherché par un mandat d’arrêt émis par les autorités ivoiriennes. D’autres  sources indiquent que les autorités camerounaises s’apprêtaient à l’extrader vers la Côte d’Ivoire. Fort heureusement, il a été libéré après les multiples pressions exercées par les députés et sénateurs du SDF.

Il convient de rappeler que M. Ahoua Don melo est en exil au Ghana et se rend souvent au Cameroun. La dernière en date est la visite au SDF lors des assises de son Comité exécurif national tenues le 07 juin dernier et qui a manifestement été la principale cause des représailles dont il a été victime.

Le SDF tient à préciser que le Dr.Ahoua Don Mello est protégé par la Convention de Genève relative au statut des réfugiés du 28 juillet 1951, amendée par le protocole de New York du 31 janvier 1967 et par la convention de l’Oua  régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique signée à Addis-Abeba le 10 septembre 1969.

Ainsi que  par la  loi n°2005/006 du 27 juillet 2005 portant statut des réfugiés au Cameroun qui stipule en son article 7 (1) que: «  Aucune personne ne peut être refoulée à la frontière, ni faire l’objet d’autres mesures quelconques qui la contraindraient à retourner ou à demeurer dans un territoire où sa vie, son intégrité corporelle ou sa liberté seraient menacées (…) ».  L’article 14 (1) de la même loi indique sans ambiguité ce qui suit:

«  Un réfugié se trouvant régulièrement sur le territoire du Cameroun ne pourra être expulsé que pour des raisons de sécurité nationale ou d’ordre public. (2) L’expulsion d’un réfugié n’a lieu qu’en exécution d’une décision rendue conformément à la procédure prévue par la loi. (3) La décision d’expulsion est signifiée au Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés qui se charge de lui trouver un pays d’asile dans un délai de soixante douze (72) heures. Cette décision d’expulsion est également signifiée à l’intéressé qui est sous la surveillance des autorités de maintien de l’ordre ».

Aucune raison n’aurait pu justifier son arrestation encore moins son extradition vers son pays d’origine. Le Sdf dénonce  avec la dernière énergie cette forfaiture qui  a considérablement terni l’image du Cameroun à travers le monde et prend acte de la libération du Dr. Ahoua Don Melo dont le seul crime manifeste est d’avoir étouffé et mis sous l’éteignoir la diplomatie officielle factice de Mr. Sorro au Cameroun.

Jean Robert WAFO
Ministre du Shadow Cabinet du SDF
en charge de l’information et des médias

 

 

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