Le SDF: 25 ans d’opposition au Cameroun

Le Front social démocrate (Social Democratic Front – SDF), principal parti d’opposition au Cameroun fête aujourd’hui ses 25 ans. Depuis sa création, le parti est dirigé par un seul homme, John Fru Ndi, et enchaîne défaite sur défaite face au pouvoir du président Paul Biya. Pourquoi le SDF n’arrive-t-il pas à mobiliser davantage, alors que le président au pouvoir depuis 33 ans semble de plus absent de la scène politique ? Quel avenir pour le parti, un quart de siècle après sa création ? Joshua Osih, premier vice-président du parti est l’invité de Florence Morice.

« Le congrès du parti se tient en 2016. Les délégués y décideront s’il faut un nouveau président ou pas. […] Vous ne pouvez pas comparer ce qui se passe à l’intérieur d’une organisation, où les gens ont le choix d’être membre de ce parti politique à un pays où nous subissons les conséquences du fait que quelqu’un est au pouvoir pendant si longtemps. Et vous conviendrez volontiers avec moi que diriger un parti politique comme la SDF, cela ne nécessite pas autant d’énergie que de diriger un pays. Tous les présidents sortants le disent, au bout de 10-15 ans, vous êtes décriés. Puis ensuite, ce qui est peut être très important à comprendre, c’est que pour devenir le président national de SDF, il vous faut nécessairement la majorité des délégués au congrès. Malheureusement, ceux qui veulent devenir président du SDF pensent qu’il suffit de faire campagne dans les médias. Vous savez, le militantisme est quelque chose de particulier. Ce n’est pas la même chose qu’être électeur lors d’un vote public… »