Le pape François en Afrique

Le Saint-Père a démarré, hier par le Kenya, une tournée africaine qui va le conduire par la suite en Ouganda et en République centrafricaine.

Le souverain pontife a entamé hier par Nairobi au Kenya une tournée africaine, qui devra se poursuivre demain par l’Ouganda et s’achever par la République centrafricaine. Le pape François, qui foule le sol africain pour la toute première fois depuis son élection en mars 2013, débarque dans un contexte marqué par une recrudescence de la violence et la montée en puissance des églises dites de réveil. Au cours de ce périple de six jours, il entend prêcher la paix, prôner le dialogue inter-religieux et lutter contre l’exclusion sociale.

Au Kenya où il a reçu un accueil des plus chaleureux, le Saint-Père débarque dans un pays régulièrement visé par des attaques terroristes, dont la plus récente remonte à avril dernier, lorsque 148 personnes avaient péri à la suite d’un attentat perpétré à l’université de Garissa par les islamistes shebab. Son agenda prévoit en bonne place une visite au quartier général de l’Organisation des Nations unies (ONU), où il doit défendre la planète face aux multiples crises qui la secouent actuellement.  Par ailleurs, le pape François effectuera plusieurs visites symboliques à travers certains bidonvilles comme Kangemi dans le nord-ouest de Nairobi, où l’inégalité sociale est criarde.

En Ouganda, un autre pays secoué par une guerre sans fin entre troupes gouvernementales et rebelles de l’Armée de résistance du seigneur de Joseph Kony, il devrait mettre en avant le témoignage de foi des martyrs catholiques et anglicans, assassinés au 19e siècle. L’hôte de l’Ouganda devra dire des messes, faire des prières et effectuer des visites de terrain.

De tout ce périple, la Centrafrique constitue l’escale la plus attendue. Le pape François débarque dimanche prochain dans un pays miné par près de trois années de crise où l’Etat n’existe que de nom.