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Le nombre de places en baisse dans les concours administratifs

Le nombre de places en baisse dans les concours administratifs

Alors que le nombre de candidats aux concours administratifs est sans cesse croissant, le nombre de places disponibles lui va chaque année en descendant. Un contraste qui suscite le désarroi de nombreux jeunes.

Quelques chiffres font constater la baisse du nombre de places dans les concours administratifs au Cameroun. Pour l’année académique 2013-2014, 450 places étaient disponibles pour le concours d’entrée au premier cycle de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) de l’Université de Bamenda. Au cours de l’année académique 2015-2016, seules 350 places étaient disponibles pour ce concours. Il y a donc eu 100 places en moins.

Des exemples comme celui-là se multiplient au grand dam de la jeunesse rongée par le chômage. On peut encore prendre le cas du concours d’entrée à l’Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS). Pour l’année 2016-2017, les candidats vont se disputer 50 places dans les filières de conseillers principaux de jeunesse et d’animation, et élèves conseillers de jeunesse et d’animation. Pourtant, pour l’année 2014-2015, 15O places au total, étaient réservées dans ces deux filières.

Dans un contexte où la fonction publique reste le plus grand employeur, cette situation plonge de nombreux jeunes dans le désespoir. «Nous sommes nombreux à vouloir postuler et lorsque l’offre diminue par rapport à la demande qui va croissante, ça ne vaut plus la peine d’y penser», affirme Mirabelle, une jeune femme interrogée par le Quotidien Émergence, édition du 2 août 2016.

Le journal rapporte en outre que cette jeune femme est toujours étudiante à l’Université de Yaoundé I, parce que n’ayant pas encore réussi à un concours. Inscrit à l’Université de Yaoundé II Soa, Pierre, candidat au concours de la gendarmerie, croit quant à lui que le contexte économique morose est à l’origine de la baisse du nombre de places dans les concours administratifs.

Cette situation fait aussi grimper la corruption et les cas d’escroquerie lors des concours administratifs, selon le journal. Certains candidats sont prêts à tout donner pour être parmi les heureux élus. Linda, 28 ans, a fait une triste expérience au cours de l’année académique 2013-2014. Candidate aux épreuves du concours d’entrée à l’Ecole Normale Supérieure de l’Université de Bamenda, elle a donné une somme de 600 000 Francs CFA qu’un membre du jury lui avait demandée. Malheureusement au moment des résultats, son nom était absent sur la liste des admis.

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