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Le Nkwii : découverte de l’énigmatique sauce camerounaise

Le Nkwii : découverte de l’énigmatique sauce camerounaise

Un jour au Cameroun, un touriste blanc fraichement débarqué d’Europe, entra dans un

restaurant de quartier à Douala. Dans sa quête d’originalités locales, il regarda goulument

tous les mets que les badauds dégustaient avec appétit et décida d’en choisir un ; l’espèce

de liquide compact accompagné d’une boule blanche qu’un individu, au fond de la salle,

avalait techniquement à l’aide de ses doigts. Combien furent grands les yeux qui se posèrent

sur cet européen lorsqu’il le demanda ce plat. Lorsqu’on l’eût servi, sous les regards

attentifs, le blanc coupa la boule blanche comme pour imiter son congénère. Il empoigna la

sauce d’avec ses doigts qu’il dirigea dans sa bouche. Mais au lieu d’une poignée de sauce,

c’est le contenu de l’assiette qu’il avala involontairement avant de perdre connaissance.

Ce repas, bien loin de provoquer des pertes de connaissance, s’appelle le Nkwii. C’est une

sauce originaire de la grande région de l’Ouest du Cameroun qui a marqué et marque

encore les esprits de par sa nature. En effet, consommé avec du couscous de manioc ou de

maïs, le Nkwii est sauce uniquement faite à partir d’écorces et de racines d’arbres, d’épices

sauvages forts uniquement connus par des personnes initiées ; raison pour laquelle l’on la

trouve énigmatique. Son seul connu de tous est le piment sec qui est obligatoire dans sa

composition. Selon les aires géographiques, les noms des ingrédients peuvent différer…

Pourtant, le Nkwii, depuis des âges, a principalement été un repas destiné aux femmes

venant d’enfanter. Seules les mères (ou belles-mères) des futures mamans, avaient le devoir

d’aller en brousse, chercher le nécessaire pour la préparation du Nkwii qui allait régénérer

leurs cellules et redynamiser leurs corps en les guérissant de leurs lésions. Cette habitude

est toujours d’actualité tant dans les sociétés rurales que modernes et les résultats sont

visibles. Puisque le modernisme s’est immiscé dans les mœurs, tout le monde peut

consommer le Nkwii. Dans le secteur hôtelier, certaines cartes d’établissements ou de

restaurants promus par www.jovago.com le proposent.

Toutefois, contrairement à l’européen qui avait perdu connaissance en essayant d’avaler un

plat de Nkwii, le Nkwii n’a aucun effet secondaire ou malsain sur l’organisme. C’est juste la

manière de le consommer qui est original. Sa couleur marron-terre ou vert-terre et sa texture

très lourde et extra gluante sont dus à la résine de plantes, racines et racines, demande une

grande habilité pour pouvoir la couper  (au sens propre) avec uniquement les doigts. Il est

absolument impossible de le consommer avec un ustensile (98 % de chance d’échouer la

manœuvre). Il est donc commun de voir plusieurs personnes consommer un plat de Nkwii

sans pouvoir le terminer. A n’en pas douter, c’est un repas exquis et savoureux qui fait la

fierté des camerounais. Y venir avec Jovago et découvrir ce paradis culinaire, serait aussi

plonger au cœur d’un autre aspect de l’Afrique en miniature.

 

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