Le Minesec frappe des fraudeurs aux Examens officiels

Les 46 candidats et examinateurs sont interdits des salles d’examens durant les trois prochaines sessions. Certains devront également répondre de leurs actes devant les tribunaux.

 

Ils sont entre autres épinglés pour substitution de candidats, arnaque et extorsion de fonds, inscriptions frauduleuses,

sous-traitance et soustraction des frais d’examen auprès des candidats, refus de corriger les copies, dépôts tardif des dossiers de candidature. Pour ces pratiques interdites et bien d’autres, Jean Ernest Masséna Ngallé Bibehe, le ministre des Enseignements secondaires (Minesec), a frappé le point sur la table. Sont restés sur le carreau, vingt candidats au Brevet d’études du premier cycle (Bepc), au Certificat d’aptitude professionnelle (Cap) et au Certificat d’aptitude pédagogique d’instituteurs de l’enseignement maternel et primaire (Capiemp), session 2015 écoulée. Ils composaient dans des régions de l’Adamaoua, du Centre, de l’Est, de l’Extrême-Nord et du Littoral. Côté examinateurs, quinze ont été interpellés par les équipes du Minesec. Ils sont des enseignants, fondateurs d’établissements, responsables des cours du soir, censeur, principals d’instituts, économes…La faute a été commise dans les régions du Centre, de l’Est, du Littoral, de l’Extrême-Nord et de l’Ouest. La troisième catégorie de personnes sanctionnées sont des « mercenaires », diplômés pour la plupart qui ont présenté le BEPC,  le CAP ou le CAPIEM pour leurs amis. Ils sont onze et ont été interpellés dans les régions de l’Adamaoua, du Centre et de l’Est.

A en croire une source bien introduite au Minesec, c’est à partir des rapports des chargés de mission de leurs centres d’examens que le pot-aux-roses a été découvert. Au Minesec, au terme d’une session d’examens, ils font le bilan des dysfonctionnements enregistrés. Ces derniers sont  adressés à la direction des examens qui propose ensuite des sanctions au ministre. Selon notre informateur, ce n’est pas la première fois que les fraudeurs sont débusqués. Et tant qu’il y aura ces mauvaises pratiques, les sanctions suivront. Car l’objectif visé par le ministre Jean Ernest Masséna Ngallé Bibehe est  l’assainissement des examens. « Tout devrait se dérouler dans la clarté. C’est pourquoi tous les dysfonctionnements seront combattus avec la dernière énergie pour qu’à la fin, le ministère ait une certification objective », a assuré une source proche du ministre.

Ces 46 candidats et examinateurs sont interdits des salles d’examen durant les trois prochaines sessions. Y compris des examens organisés par l’Office du baccalauréat du Cameroun. Ils pourront continuer à exercer leurs fonctions mais certains devront répondre de leurs actes devant les tribunaux, a confié le directeur des examens. D’après la décision du ministre signé le 27 octobre dernier, le directeur des examens, des concours et de la certification, les délégués régionaux et départementaux du Minesec, les chefs de centres et sous-centres d’examens sont chargés du suivi de l’exécution desdites sanctions. Seul point positif dans cette affaire, le nombre de fraudeurs au Minesec est estimé en baisse.