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« Le mal est profond au marché Mboppi de Douala»

« Le mal est profond au marché Mboppi  de Douala»

C’est la révélation faite par le Sous-Préfet de l’arrondissement de Douala 1er M. EKOA MBARGA Jean-Marie au Délégué du gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Douala (CUD) au cours d’une réunion avec les commençants du marché Mboppi qui a eu lieu dans la salle Christian TOBIE KUOH de la CUD le 25 février 2015.
Situé dans l’arrondissement de Douala 1er, le marché Mboppi est un marché qui ravitaille non pas seulement les habitants de la ville de Douala, mais toute l’Afrique centrale. Il est d’ailleurs qualifié du « plus grand marché de la sous-Région » en ceci que la marchandise y est en quantité énorme et en qualité diverse, livrée surtout  en gros. Il est donc difficile de faire le commercial sans passer par ce marché et tous les revendeurs le savent. Ils y trouvent en fait leur compte
 
Marché Mboppi : L’anarchie renaît de ses cendres

Mais ce n’est certainement pas chaque jour que l’on rentre de ce marché avec du sourire aux lèvres. Car si les épisodes des incendies du 15 mai 2015 et du 26 octobre 2012 se sont estompés dans les mémoires, il faut noter que depuis quelques temps encore, l’atmosphère devenue tendue entre les commerçants eux-mêmes n’arrête pas de s’empirer. Groupes, associations, syndicats se rendent la vie impossible. Les gros poissons eux, en profitent pour se nourrir des petits. Le marché Mboppi se fait une jungle où celui qui veut faire la loi doit être le plus fort. Heureusement qu’il y a toujours plus fort que soit. C’est dans ce sens que le Délégué du Gouvernement auprès de la CUD, le Dr. Fritz NTONE NTONE a saisi l’affaire et s’est engagé à y remédier.

C’est pourquoi, au cours de la rencontre qui a réuni ce 25 février à la CUD, le Délégué du Gouvernement auprès de la CUD, le Sous-préfet de Douala 1er, les Chefs de poste de police, le régisseur, les commerçants et leur Syndicats du marché Mboppi, l’on avait un seul objectif : « Examiner le climat social du marché Mboppi dont la situation est au quotidien inquiétante », a tenu à préciser le Patron de la CUD.

A cet effet, dans l’optique d’apaiser les tensions et de restituer l’ordre dans cet espace marchand, Fritz NTONE NTONE, dans son mot introductif s’est attardé sur les principes généraux du fonctionnement des marchés au Cameroun et à Douala notamment.

Conscient du fait que, la situation désastreuse décriée au marché Moboppi tient sa source des rivalités entre Syndicats et Associations de ce marché notamment le SYCODEW (Syndicat des Commerçant Détaillants du Wouri) de la Présidente Mme Nodjio Martine et l’ASCODYM (Association des Commerçants Dynamiques du Marché Mboppi) dont la Secrétaire Générale est Mme Maguedjio Alice, le délégué du Gouvernement a mis l’accent dans ses leçons inaugurales sur le fonctionnement de l’équipement marchand. Ainsi donc, on pouvait noter entre autres points, l’idée qu’un président d’Association d’un marché n’a pas qualité de représentant de ce marché tout simplement parce que tous les commerçants de ce marché ne sont pas obligés d’y adhérer. De même, que le président d’un syndicat des commerçants d’un marché ne pouvait pas être l’intermédiaire entre ces commerçants et l’administration de peur que le syndicat, plutôt que de défendre ses intérêts, se retrouve ravalé, sinon influencé par l’autorité.

C’est pourquoi, une réforme a instruit que chaque marché ait un représentant, celui-là qui est chargé de coordonner les activités au marché et d’être le relaie de l’administration. Ce coordonnateur est « nommé par la communauté urbaine », nous apprend le patron de la CUD.

Le nœud du Problème ?

Le marché Mboppi dispose effectivement d’une coordonnatrice nommée par l’exécutif de la CUD, la nommée Maguedjio Alice. D’après les dires des membres du SYCODEW, Cette dernière aurait eu auparavant à être à la tête de ce marché puis déchue. Et pendant sa déchéance, elle aurait amassé nombre de pilules amères de la part de ses successeurs. C’est pourquoi, revenue aux affaires en qualité de Coordonnatrice de ce marché et par ailleurs, comme précisé plus haut, Secrétaire Générale de l’ASCODYN, le quotidien au marché Mboppi devient celui des querelles et partagé entre haine, jalousie et fanatisme. « Injures, bousculades, intimidation, violation sont toujours au rendez-vous », fulmine Mme Nodjio de SYCODEW. Et les réunions de ces syndicat et association tenues dans le marché seraient les plates formes dans lesquelles naissent ces scènes désastreuses.

Dans le fond, il s’agit d’un antagonisme entre ASCODYN dont la Secrétaire Générale est aussi Coordonatrice de tout le marché nommée par la CUD, et SYCEDEW. Ce pendant, Fritz NTONE NTONE, quoique décidé à mettre tout dans l’ordre, ne pu vraiment atteindre cet objectif ce jour puisque seul, le camp de Mme Nodjio était présente. Madame Mme Maguedjio elle, jointe au téléphone séance tenante par le patron de la CUD, a fait valoir qu’elle n’a pas reçu de convocation pour justifier son absence.

Que faire donc ?

Tous les protagonistes n’étant pas présents, la décision du Dr. Fritz NTONE NTONE a été de remettre à un autre jour, ladite séance des pourparlers. Le temps pour lui, de contacter Madame Maguedjio et le Maire de Douala 1er jugés indispensables dans l’éradication de ce climat contentieux.

Par ailleurs, puisque la vie elle, poursuit son cours au marché Mboppi, il fallait que des mesures fussent prises malgré tout. Et le premier magistrat n’y a pas fait la fine bouche. Haut et fort, il a strictement interdit toute pratique allant dans les intérêts stricts des seuls syndicats et associations. C’est dire que, les cotisations, les tontines, des réunions et autres activités des différents groupes des commerçants sont strictement interdites au sein des marchés. Et pour dire cela en de termes plus simples, le Sous-préfet de Douala 1er, Monsieur EKOA MBARGA Jean-Marie, en ordonnant que le marché reste avec ses deux activités de bases, « La vente et l’achat ».

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