Le Maire de Bafoussam 1er se plaint sur la Mafia des validations des marchés

Le délégué départemental du MINMAP  de la Mifi a rédigé une note qu’il a annulée le lendemain, pour cautionner la passation d’un marché que, Jules Hilaire Focka Focka, le maire de Bafoussam 1er juge frauduleux.

Le maire de la commune de Bafoussam 1er est fâché. Il a tenu à le faire savoir. Jules Hilaire Focka Focka, ne comprend pas comment l’entreprise Master solutions et Strafi, est encore autorisée à concourir pour l’obtention d’un marché public à Bafoussam. Sa colère est surtout orientée contre le délégué départemental du ministère des marchés publics (MINMAP) dans la Mifi à Bafoussam. Il présente pour cela deux notes. Le deux juin, Pierre roch Kueté le délégué départemental du MINMAP  de la Mifi, signe une note dans laquelle il précise que «conformément aux dispositions de l’article 102 du code des marchés publics, les entreprises Master solutions et Strafi sont interdites de soumissionner pour un nouveau marché public pendant une période de deux (02) ans ».

la même note, précise en amont dans son article premier, que «la lettre commande n°033/lc/Pr/MINMAP /drou/ddMIFI/ cdPM/2014 du 26 décembre 014 passée après demande de cotation n°034/dc/Pr/MINMAP /drou/ddMIFI/ cdPM/2015 du 8 mai 2014 pour l’acquisition du paquet minimum pour les écoles primaires publiques de la commune d’arrondissement de Bafoussam 1er ; financement BIP exercice 2014 ; d’un montant toutes taxes comprises de 9 051 341 (neuf millions cinquante-un mille trois cent quarante un) francs CFA, est pour compter de la date de signature de la présente décision, résiliée au tort du fournisseur à savoir groupement Master Solutions StraFI) ».

Le lendemain, une  note portant la signature du même auteur, annule celle signée la veille. Le délégué départemental du MINMAP  que nous approchons, se contente de dire qu’il y a eu des éléments nouveaux, qu’il a eus en sa possession après, lui permettant de revenir sur sa décision de la veille, se refusant d’en dire plus. À la mairie, on soupçonne le délégué de corruption. «Les 54 écoles primaires publiques de Bafoussam, ont fonctionné toute l’année scolaire écoulée sans paquet minimum. La faute à l’entreprise Master solutions et Strafi qui a soumissionné au marché, et n’était pas notre premier choix. Sur un marché de 17,5 millions, il avait l’offre qu’on a considérée comme le moins disant. Nous avons hésité, et on nous l’a imposé. Il n’a jamais pu offrir le paquet minimum attendu. Son offre s’élevait à 7 millions.

Nous apprenons après qu’elle était signée à plus de 9 millions. Après ce qui s’apparente comme une faute lourde, on croyait le problème résolu. Mais voilà qu’au moment où on s’apprête à relancer le nouveau marché, on use d’une politique inappropriée pour remettre cette société sur la sellette en nous laissant croire qu’ils sont mieux placés pour nous servir ». Le maire Jules Hilaire Focka Focka, se montre ouvertement décidé à s’opposer au délégué du MINMAP, pour que la population soit satisfaite. Alex ngami tchounkoué le patron de la société incriminée, assure qu’il a rempli sa part du marché de charge. Il pense simplement que le maire de Bafoussam 1er veut gérer des intérêts personnels. «Nous avions soumissionné, nous avions gagné le marché que nous avons réalisé. Ils se sont contentés de dire que nos produits n’étaient pas de bonne qualité, comme si nous les avons fabriqués nous-mêmes. Nous avons respecté nous avons clairement respecté nos engagements, et ils veulent nous écarter du marché pour mettre ceux qu’ils contrôlent ».

Ce conflit ouvert, inquiète les chefs des établissements scolaires primaires publics, qui risquent finir encore une année sans disposer de paquets minimum.