LE LIVRE S’OFFRE À DOUALA

La foire humanitaire du livre a ouvert ses portes au public de Douala ce jeudi 7 mai 2015.
C’est une valse de lecteurs et de curieux que l’on a vécu ce jeudi 7 mai 2015 au Parc des princes de Bali, à l’occasion de l’ouverture de la 9e foire humanitaire du livre. Une occasion pour les passionnés de lecture, les élèves et étudiants de s’offrir des ouvrages au prix unique de 2 500 Fcfa. C’est donc une diversité de visiteurs qui s’est déportée sur le site. Ils sont professionnels, étudiants ou enseignants, et chacun y trouve son compte.

Dès les premières heures, le public se fait de plus en plus nombreux au Parc des princes de Bali, où se tient l’évènement. Ici, 60 000 livres de plusieurs domaines sont exposés. Il y en a pour toutes les bourses. Même la pluie qui s’est abattue sur la ville de Douala n’a pas ébranlé cet intérêt des populations. Des revendeurs en profitent même pour réduire leur capital. Deux d’entre eux ont été surpris, remplissant leurs cartons de livres, qu’ils achèteront à vil prix, pour les revendre beaucoup plus chers. Une pratique qui ne plait pas à Charles-Aurélien N’tolla, promoteur de l’évènement. «Ce sont ces revendeurs que je combat », lance-t-il, veillant à ce que ces stocks soient payés.

Pour le public, chacun vient pour un but précis. Yves, étudiant en quête de nouveauté, confie : «Ce qui m’amène ici c’est la nécessité d’avoir quelque chose de nouveau. Quand on apprend que les livres viennent de l’extérieur, on se dit qu’on va découvrir des programmes nouveaux». Autre motivation, le prix et la variété. «Les prix sont quand-même abordables. Et c’est ce qui nous motive aussi. En plus on a une grande variété dans plusieurs domaines d’activité», poursuit notre interlocuteur. Pour Flore, la foire est une grande opportunité. «J’avais besoin de certains livres, et je sais qu’à la foire humanitaire du livre on en trouve beaucoup», lance-t-elle.

Pour cette première journée d’exposition, la satisfaction semble timide. «C’est vrai qu’on est un peu déçu de ne pas vraiment avoir quelque chose de nouveau. Par rapport aux années antérieures, on a l’impression que le stock est limité », déclare Yves. Si son sentiment est mitigé, d’autres restent optimistes. C’est le cas de Flore, pour qui la satisfaction n’est qu’une question de temps. «Je ne suis pas encore satisfaite. Je cherche encore. Mais j’ai bon espoir, puisque je vois encore des cartons qui ne sont pas encore ouverts», lance-t-elle, avec un large sourire.

Rendue à son 9e acte, la foire humanitaire du livre offre au public de Douala une variété de 60 000 livres, jusqu’au 10 mai prochain. De plus, une bibliothèque sera ouverte au quartier Ndokoti dès ce samedi 9 mai. Une partie des fonds collectés sera versée à des œuvres caritatives.