Le gouvernement camerounais souhaite instituer une taxe à l’importation, afin de financer l’Union africaine

Dans le projet de loi des Finances 2017 de la République du Cameroun, qui sera soumis au vote des membres du Parlement au cours de la session de novembre 2016 en cours, le gouvernement camerounais se propose d’instituer « une contribution d’intégration africaine (CIA)», apprend-on de sources autorisées.

A la charge des importateurs, cette taxe, dont le taux est de «0,2% de la valeur imposable des marchandises originaires des pays tiers à l’Union africaine», est «destinée au financement des institutions de l’Union africaine», précise-t-on dans la proposition gouvernementale.

Cette proposition survient dans un contexte marqué par des tensions observées dans la trésorerie publique, du fait de la baisse des revenus issus de la vente du pétrole brut, qui représentent généralement jusqu’à 25% des recettes de l’Etat.

Face à cette situation, le gouvernement camerounais aura encore plus de mal que par le passé à honorer ses cotisations traditionnelles auprès des institutions panafricaines ou régionales dont le pays et membre et, de ce fait, contribue au financement des charges de fonctionnement.