Le geste qui sauve le Patrimoine

Danses, musique et luttes à l’honneur du festival Zingui National dès le 25 juillet prochain.

Le festival des luttes et des danses patrimoniales, le Zingui National, va connaitre sa première édition. Ce sera du 25 juillet au 1er août 2015 dans la capitale économique camerounaise. Une initiative de deux instances : la Fédération camerounaise des luttes (Fecaluttes) et celle des danses et des musiques (Fecadmusic). Deux organismes qui se sont unis car, selon leur président commun et promoteur de l’évènement, Jacques Amougou, « elles partagent un socle commun : le traditionnel. Pour les danses et les musiques par exemple, il s’agit de montrer notre richesse en matière de patrimoine matériel et immatériel. Le Cameroun a des rythmes à vendre dans le monde entier. »

Attendus, 500 lutteurs, 750 danseurs et musiciens, plus de 40 000 visiteurs et spectateurs. Au menu de l’événement placé sous l’égide du Conseil international pour l’organisation des festivals folkloriques (Cioff), des démonstrations de musique, de danses où les quatre aires culturelles du Cameroun seront explorées. Démos aussi de luttes. Mais surtout, il y aura de la compétition. Où les champions recevront des trophées, des médailles et d’autres prix. Trois sites, qui abriteront l’une ou l’autre discipline, ou toutes à la fois, sont retenus : salle des fêtes d’Akwa, collège Alfred Saker, stade Mbappe Lepe. Ce dernier lieu sera notamment le théâtre du grand concert prévu en clôture, avec Petit Pays en tête d’affiche. L’artiste a d’ores et déjà réaffirmé sa présence : « Nous défendons cette initiative qui est bien pour la culture camerounaise. Je suis là pour la soutenir. »

Pour le comité d’organisation : « Cette manifestation vient combler un vide constaté depuis la fin des années 60 quand la fédération nationale des arts et des lettres organisait encore fréquemment au moins au niveau local ce type d’événements qui ont permis la découverte de nombreux talents dont certains sont encore en activité aujourd’hui. »