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LE FRENCH BASHING S’EN RACINE

LE FRENCH BASHING S’EN RACINE

A tord ou à raison, des personnes organisées sur des médias et des réseaux sociaux soutiennent que la France n’est pas étrangère à l’insécurité à nos frontières.

Les rapports entre le Cameroun et la France sont passionnels. C’est du moins, la conclusion à la quelle on peut parvenir quand on entend les débats houleux qui se font dans les lieux publics rien qu’à l’évocation du « rôle » de la France dans la gestion des affaires publiques du pays de Paul Biya. Pour une certaine opinion savamment entretenue tous les maux de notre pays, proviennent de sa relation avec la France. Des médias dont on sait qu’ils sont financés en sous- main par des dictateurs dont la France a interrogé lamunificence et des fora dans des réseaux sociaux semblent être dédiés à démontrer la duplicité des Français dans leur rapport au Cameroun.

Ces derniers jours, à la faveur de la lutte contre Boko haram, les orateurs de la « francophobie » sont montés d’un cran. Ils ont revus un navire de guerre, chargé de 350 hommes avec des armes surpuissantes, des hélicoptères de combats. Le bateau et sa redoutable.

cargaison mouille au port de Douala.

Pour eux, c’est le soutien que la France apporte à Boko haram qui rassurent-ils est » leur fabrication ».Mais, quelques jours avant, c’est l’histoire improbable de huit combattants français de la secte que les amateurs camerounais de réseaux sociaux se sont refilés avec une certaine délectation. C’était pour eux, une façon de montrer les preuves de l’implication de la France auprès des insurgés nigérians qui tourmentent notre pays. Ils ont tôt fait de savoir le but de la visite annoncée du ministre français des Affaires étrangères. Faire libérer ses concitoyens prétendument arrêtés. Sans qu’aucune source crédible n’ait confirmée cette « information », qui ne semble en rien vraisemblable, il persiste. « Mr. Laurent Fabius, leministre français chargé des affaires étrangères aurait ordonné au gouvernement camerounais la libération et le rapatriement immédiat en France des 08 européens capturés par les forces de défense Camerounaises dans le nord Cameroun et qui étaient au service des islamistes terroristes Boko haram afin que ceux-ci soient jugés et écroués selon leur mérite », écrit le siteAfriceleb.com le 03 février dernier.

Il poursuit, « Mr. Fabius agit comme si le Cameroun était son garçon de course et ne disposait pas de juridictions et des lois antiterroristes pour juger les auteurs qui se rendent responsables d´actes terroristes pourtant d´atteinte à la sûreté de l´état du Cameroun. L’ambassade de France au Cameroun niait de façon hypocrite et mensongère, en août 2014 toute implication sécrète de la France dans la déstabilisation du Cameroun à travers la secte Boko Haram. Que font des soldats « blancs » dans les rangs d´islamistes « noirs »? Ces déclarations du ministre Fabius sont une expression du mépris et d´une violation flagrante de la souveraineté du Cameroun doublée d´arrogance de colon. Le Cameroun est un état souverain n’en déplaise au Colon. Cet article d’un site très fréquentés pour les « révélations », qu’il colporte sur des personnalités, concentre les approximations que les tenants de la théorie du complot permanent de la France contre le Cameroun.

En général, ils appellent les français des colons. Or, le Cameroun administré par la France dès 1916,a étémis sousmandat de celle-ci par la société des Nations (Sdn)en 1919 et plus tard sous – tutelle de la France quand la Sdn devint l’Onu. De plus, les Camerounais, n’ont jamais accepté de se soumettre comme le font des « garçons de course ».Dès leur installation au Cameroun, des nationalistes se sont opposés à eux. Dès qu’ils ont pu mieux s’organiser, ils ont revendiqueés l’indépendance de leur pays. Le Cameroun est reconnu comme l’un des rares pays à s’être battu pour l’obtenir.

Une fois le Cameroun indépendant en 1960,il ne fut pas pour autant débarrassé de la France. Au prétexte les insurgés de l’Upc qui qui voulait renverser les nouvelles autorités de Yaoundé, l’armée française et ses supplétifs surtout originaire du Tchad est restée au Cameroun. Sa présence est devenue très pesante. Dès qu’il ‘a pu le présidentAhidjo, s’est empressé de remplacer les cadres français de l’armée camerounaise par des officiers locaux qui étaient de plus en plus nombreux. De plus, il a refusé que le Cameroun aide la France a déstabiliser le Nigéria en proie à l’insurrection Ibo du Biafra. Le général Charles De Gaulle président de la France en a consenti une vive rancoeur à l’égard des dirigeants camerounais. Pour se démarquer davantage de l’emprise de la France, Yaoundé a commencé le 26 amrs 1971, le Cameroun noue des relations diplomatique avec la Chine. A l’époque la chose était rocambolesque. Il y avait la guerre froide et la Chine communiste était infréquentable par un pays réputé proche de la France et des Usa.

Mais, les autorités de Yaoundé n’en avaient pas peur. Elles se sont aussi liées à d’autres états communistes comme la Roumanie et même l’Urss où des étudiants camerounais allaient poursuivre leurs études. Le Cameroun s’est aussi démarqué à cette époque de l’emprise économique de la France. Ou du moins, il l’a essayé. Ces nouveaux amis en l’occurrence la Chine ont très vite été impliqués dans la réalisation d’infrastructure tel le barrage de Lagdo. Les ressources naturelles notamment le pétrole n’ont jamais été ainsi que le disent les contempteurs de la France, exploitées par elle sans contrepartie. Le pétrole a rapporté de l’argent qui a permis de lourds investissements don le plus importants la Cellucam est resté un triste souvenir.il faut toutefois reconnaitre que les rapports avec la France semblent avoir variés d’u président à l’autre.

Autant, Ahmadou Ahidjo était froid à l’égard de la France, autant son successeur s’en est rapproché. Il set de tous les sommets qu’elle organise et s’est déclaré très proche d’elle lors d’une interview « Le Cameroun est le meilleur élève de la France ». Cette proximité a – elle fait en sorte que les comptes du pétrole camerounais soient dilués dans le trésor français ? Le Cameroun a-t-il cédé des parcelles de sa souveraineté en acceptant l’entrée de sociétés dans des entreprises appartenant jadis à l’Etat comme la Sonel ou la régie nationale des chemins de fer ? Beaucoup en jurent

 

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