Le Fonds routier du Cameroun vise la deuxième génération

Les directeurs généraux des Fonds d’entretien routier (FER) et des experts se sont réunis à Yaoundé, du 10 au 14 août 2015, pour évaluer l’état du réseau routier intégrateur en Afrique centrale

 

Les directeurs généraux des Fonds d’entretien routier (FER) et des experts se sont réunis dans la capitale camerounaise du 10 au 14 août 2015. Objectif de la rencontre, évaluer l’état du réseau routier intégrateur en Afrique centrale.

La réunion de Yaoundé, placée sous le thème: «Viabilité des infrastructures de transport routier et intégration régionale en Afrique centrale: défis et réalités», a permis d’aborder les questions relatives aux enjeux et défis de l’intégration des réseaux routiers, à la politique sous-régionale en matière de viabilisation et développement du réseau routier intégrateur et aux retombées socio-économiques induites.

Outre les questions liées à l’intégration régionale, les pays du Groupe focal Afrique centrale de l’Association des FER d’Afrique (AFERA) ont échangé sur la thématique de l’assemblée générale de l’Association, prévue à Kinshasa en novembre prochain. Il s’est également tenue l’élection d’un nouveau bureau au sein du Groupe focal Afrique centrale, dont la présidence revient désormais au Cameroun, pour un mandat de deux ans.

 

Des chantiers sont en cours au FER du Cameroun

Au Cameroun, le Fonds routier assure le financement des programmes de protection du patrimoine routier national, de prévention et sécurité routières et d’entretien du réseau des voiries urbaines, entres autres. Pour mieux exercer ces missions, il y a «nécessité de passer à un Fonds routier de deuxième génération qui permettra d’accéder à une plus grande autonomie financière», relève l’administration dudit Fonds, Jean Claude Atanga Bikoe.

Selon les explications de Jean Claude Atanga Bikoe, «au cours des trois dernières années (2012, 2013, 2014), le Fonds routier a mobilisé respectivement 63, 283 milliards, 64, 194 milliards et 64, 802 milliards de F pour l’entretien routier». La collecte de ces ressources se fait par la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) et la société nationale de raffinage (Sonara). «Les ressources collectées sont ensuite versées au Trésor public, puis reversées dans le compte du Fonds routier à la Banque centrale», explique l’administrateur Atanga Bikoe.

Au sortir de la 9ème réunion de l’AFERA, il est important de souligner que «sur la question des infrastructures de transport routier et d’intégration régionale, les FER recommandent l’adoption et l’harmonisation des normes et des politiques de construction et d’entretien en ce qui concerne le réseau intégrateur», a conclu Jean Claude Atanga Bikoe.