Le e-commerce s’intègre chez les vendeurs d’automobiles

Forts de l’expansion des activités électroniques dans l’économie, les vendeurs de voitures de Douala s’arriment à la nouvelle norme.

L’industrie automobile étant en pleine explosion au Cameroun, bon nombre d’investisseurs de ce secteur ont jugé bon d’intégrer le volet internet dans leurs activités : une politique commerciale plutôt payante si on en juge par les résultats et avis des experts du domaine. Félix Kouogang, président de l’amical des vendeurs d’automobile d’occasion au Cameroun (AVAO) en fait partie. Il fait parti des têtes pensantes qui ont implémenté et intégré avec succès le processus d’achat de véhicules en ligne. Venu fort à propos, le site de vente www.carmudi.cm se présente comme un partenaire de la vente de véhicules.

Le constat qui est fait en premier ressort s’explique par le grand usage de smartphones, de tablettes, de PC ayant presque toujours accès à Internet qui rendent le Camerounais moyen très connecté. Avec l’apport de la 3G pour une connection toujours plus rapide, il est devenu plus facile d’acheter un véhicule grâce à internet. Cependant, Félix déplore l’usage non inclusif de toutes les classes et couches sociales susceptibles d’être frappées. « Nous déplorons que ces outils ainsi que leurs modes d’utilisation ne soient pas à la portée de tous les Camerounais, surtout l’internet », a-t-il affirmé.

Toutefois, la vente de voitures, surtout celles d’occasion, est une grande affaire qui permet à l’Etat du Cameroun de lutter contre le chômage et le désœuvrement. Plusieurs Camerounais (sous-traitants ou non) trouvent leur compte dans la commercialisation des pièces détachées dans le pays. L’administration, les assurances, les experts automobiles et les revendeurs s’en retrouvent aussi gagnants car le secteur est fort productif, d’où l’introduction de site spécialisé comme Carmudi. Toute l’économie trouve son compte dans ce secteur de vente de voiture d’occasion, qu’il faut promouvoir pour le développement du Cameroun.

D’après M. Kouogang, le gouvernement ne devrait plus traiter le secteur de vente de voitures d’occasion comme une simple activité particulière. Il déclare : « le gouvernement doit regarder de près ce secteur et le rendre formel comme partout en Europe. » Parmi les mesures qu’il évoque pour régulariser et assainir le milieu figurent la réduction des coûts douaniers à l’importation, l’importation de véhicules de moins de 5 ans et la réduction de la lourdeur procédurière qui demande pas moins de 11 documents. En effet, même si le commerce automobile se développe, de nombreux freins comme l’ancienneté des modèles proposés ou les démarches à réaliser viennent pénaliser le secteur. Il clame : « toute cette longue procédure décourage beaucoup de Camerounais qui préfèrent prendre les transports en commun ». Avec des citoyens bien informés et formés, l’achat en ligne ne pourra que s’imposer dans l’univers automobile comme la principale source d’achat à l’avenir.